Le pilote français, qui fêtera ses 42 ans le mois prochain, compte seulement trois points de retard sur son coéquipier britannique Elfyn Evans (269 points contre 272). Il reste un maximum de 35 points à engranger avant que le rideau ne retombe sur la saison 2025.
Sa performance est d'autant plus remarquable que le Gapençais n'a pas disputé l'intégralité de la saison, faisant l'impasse sur trois des 14 rendez-vous du Championnat du monde.
Hormis son abandon lors du rallye d'Europe centrale dû à une crevaison, mi-octobre, Ogier a été incroyable de régularité : six victoires, deux deuxièmes places et une troisième place.
"Ce fut une sacrée bataille avec Elfyn (Evans) lors du dernier rallye au Japon. C'est bien d'avoir pu réduire l'écart avant la dernière épreuve. Ma saison a été très solide, je suis satisfait des performances que l'on a réalisées et j'ai pris beaucoup de plaisir à piloter la voiture", a souligné l'octuple champion du monde (2013 à 2018 puis 2020 et 2021).
Le Championnat du monde des rallyes s'offre donc une finale de rêve dans le royaume du Golfe, qui organise pour la première fois une épreuve WRC.
Ce sera même une finale à trois puisqu'un troisième pilote Toyota, le double champion du monde Kalle Rovanperä (2022, 2023), reste mathématiquement en course pour la couronne. Mais avec 248 points, le Finlandais aura besoin d'un miracle pour coiffer ses deux coéquipiers au poteau.
Les pilotes dans l'inconnu
Quatre fois vice-champion du monde lors des cinq dernières saisons (2020, 2021, 2023, 2024), Evans espère enfin vaincre la malédiction, à l'image du Belge Thierry Neuville (Hyundai), sacré l'an dernier après avoir échoué cinq fois à la deuxième place du championnat. "Nous savons que tout reste à faire et que c'est très ouvert pour le titre", a déclaré le pilote gallois.
"Seb est un adversaire redoutable qui a affiché un très haut niveau cette année. Et il ne faut pas oublier Kalle non plus. Ça sera difficile, mais nous allons tout donner."
Le Britannique a aussi été très régulier cette saison puisqu'il n'a jamais terminé au-delà de la sixième place, décrochant notamment deux succès et cinq deuxièmes places.
Les pilotes débarquent un peu dans l'inconnu en Arabie saoudite puisque c'est la première fois que le pays, déjà hôte du Rallye Dakar et d'un Grand Prix de Formule 1, accueille le WRC.
Pas moins de 17 spéciales représentant 319,44 km chronométrés seront au programme des équipages à partir de mercredi soir et jusqu'à samedi après-midi, épilogue de l'épreuve et de la saison. "Personne ne sait à quoi s'attendre, donc on partira tous d'une feuille blanche", a prévenu Evans.
"Il pourrait y avoir des sections très difficiles avec beaucoup de pierres et il pourrait y avoir des surprises. J'espère que les conditions seront les mêmes pour tout le monde et que le meilleur gagne", a ajouté Ogier, qui craint les crevaisons.
En cas de neuvième sacre, le Français rejoindrait Sébastien Loeb au panthéon de son sport. "Je n'en fais pas du tout une obsession", a pourtant affirmé Ogier à l'AFP après son succès au Japon.
"Si ça arrive, je serai bien sûr fier de rejoindre l'autre légende française du rallye Sébastien Loeb – et ça sera un plaisir d'avoir ce neuvième titre. Mais ce n'est clairement pas ça qui me fait avancer au quotidien."
