En embuscade jeudi et vendredi, le Gallois avait rapidement pris la tête samedi matin et l'avait conservée à l'issue d'une journée solide, avant de contrôler dimanche.
Evans remporte ainsi sa troisième victoire en Suède, seule épreuve disputée sur neige, après 2020 et 2025. Deuxième de l'épreuve inaugurale fin janvier à Monte-Carlo, il enchaîne un nouveau podium qui lui permet de prendre la tête du championnat avec 13 longueurs d'avance sur le Suédois Oliver Solberg.
"Je suis soulagé, je suis très heureux de ce résultat, ça a été un très bon week-end. Un grand merci à l'équipe qui a réalisé un quadruplé, c'est incroyable", a commenté le Gallois, désormais auteur de 12 succès en WRC, avant de souligner : "Il est bien trop tôt pour regarder le classement".
Le Japonais Takamoto Katsuta et le Finlandais Sami Pajari complètent un podium 100 % Toyota, comme en Principauté. Le constructeur japonais réalise même un quadruplé avec la quatrième place de Solberg.
Le vainqueur surprise du rallye Monte-Carlo, qui avait pris les commandes du rallye jeudi, ne s'est jamais remis de son erreur commise vendredi, quand il avait traversé de manière spectaculaire un mur de neige, avant de revenir par miracle sur la piste pour continuer sa route.
"Je m'attendais à un peu mieux, mais je me suis compliqué la vie vendredi. Ça fait partie de l'apprentissage et ça reste une superbe expérience même si je suis un peu déçu", a estimé le fils de Peter Solberg, champion du monde WRC en 2003.
Hyundai à la peine
À la peine, Hyundai a semblé impuissante face à la rapidité des Toyota. Comme à Monte-Carlo, le meilleur pilote de la marque sud-coréenne a été le Français Adrien Fourmaux, qui a pris la cinquième place.
"Ça a été un bon rallye, disputé dans de bonnes conditions. On a pris du plaisir même si on n'est pas à la position qu'on espérait. On va continuer de se battre et aller de l'avant lors de la prochaine épreuve", a tenté de positiver le Nordiste.
Le Belge Thierry Neuville, champion du monde 2024, a connu un week-end compliqué en terminant seulement septième. Son meilleur temps dans la "Power Stage", dernière spéciale de l'épreuve, constitue une maigre consolation.
"La frustration est très importante, évidemment… Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Il faut prendre notre courage à deux mains pour revenir très fort. Mais honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire...", a lâché Neuville, dépité.
La troisième manche de la saison aura lieu dans un mois (12-15 mars) au Kenya, avec un Safari Rally toujours imprévisible et exigeant.
