Le jeune Britannique au visage juvénile a résisté à son coéquipier Oscar Piastri et au pilote Red Bull Max Verstappen lors d’un duel à trois haletant qui s’est joué jusqu’à la dernière course de la saison à Abu Dhabi.
Il est ainsi devenu le premier champion du monde de McLaren depuis que Lewis Hamilton a décroché le premier de ses sept titres en 2008, ce succès offrant également la couronne des constructeurs à l’écurie.
Mercedes et Red Bull sont considérés comme les favoris avant le Grand Prix d’Australie qui ouvre la saison ce week-end, mais Norris ne s’en préoccupe pas.
"Je ne pense pas que nous commencions en position défavorable. Vous savez, même si vous êtes deuxième, troisième ou quatrième plus rapide, je ne pense pas que ce soit une position défavorable", a-t-il déclaré. "Je pense que c’est toujours une très bonne position pour débuter. Et je pense que les années précédentes, alors qu’il était plus difficile de progresser au fil de la saison, nous avons clairement prouvé que c’était possible. Et je continue à y croire. La saison est longue, très longue."
Le pilote de 26 ans a entamé son année de sacre par une victoire à Melbourne, franchissant la ligne devant Verstappen et le pilote Mercedes George Russell. Il a dû patienter sept Grands Prix supplémentaires avant de retrouver la plus haute marche du podium, Piastri prenant alors l’ascendant avant que le championnat ne se transforme en bataille à trois.
"Je dirais que l’une des grandes leçons de l’an dernier, c’est de ne pas trop se frustrer après une mauvaise course, deux mauvaises courses, un mauvais début d’année. Tout peut revenir tant qu’on continue à travailler dur", a confié Norris.
Avec son titre en jeu, Norris s’est entraîné plus que jamais durant l’intersaison, conscient d’être désormais le pilote à abattre. Mais cette pression supplémentaire ne fait que le pousser davantage.
"Je suis toujours aussi affamé", a-t-il affirmé, expliquant que remporter le titre lui donne envie de revivre cette euphorie. "On ressent la même chose que lorsqu’on gagne une course, on en veut une autre. Pour moi, c’était pareil avec le championnat : en gagner un, c’est incroyable, mais on veut forcément en décrocher un deuxième. Mais honnêtement, une fois sur la piste, on n’est ni la cible ni le chasseur. On ne se dit pas vraiment ‘je suis la cible maintenant’, et rien ne change."
