McLaren, Red Bull, Mercedes et Ferrari ont dominé les essais de pré-saison à Bahreïn

Charles Leclerc dans sa Ferrari ce vendredi.
Charles Leclerc dans sa Ferrari ce vendredi.ALBERTO VIMERCATI/DPPI VIA AFP

Les quatre meilleures écuries de Formule 1 – McLaren, Red Bull, Mercedes et Ferrari – ont largement dominé les deux sessions d'essais de pré-saison 2026 à Bahreïn, à deux semaines du premier Grand Prix à Melbourne où s'appliquera une toute nouvelle réglementation technique.

Pour le dernier jour ce vendredi sur le circuit de Sakhir, le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari) a été le plus rapide avec un meilleur tour en 1 minute 31 secondes 992 millièmes, devant le tenant du titre britannique Lando Norris (McLaren) et le quadruple champion du monde néerlandais Max Verstappen (Red Bull).

L'île de Bahreïn, petit royaume du Golfe relié par un pont à l'Arabie saoudite et qui fait face à l'Iran, a accueilli la semaine dernière et depuis mercredi deux sessions de tests pour les 22 monoplaces du paddock soumises cette année à une remise à plat de la réglementation des moteurs, châssis, aérodynamique, pneus et carburants.

En cette fin d'hiver dans le Golfe (températures douces et faible taux d'humidité), l'objectif des 11 équipes était d'accumuler des tours de circuit afin d'engranger un maximum de données sur la fiabilité des blocs hybrides – 50 % thermiques, 50 % électriques – et sur le comportement des voitures.

Après des milliers de kilomètres parcourus par chaque pilote, les "quatre grandes" – comme le PDG de McLaren Zak Brown a appelé son écurie, Red Bull, Mercedes et Ferrari – ont écrasé le reste des équipes de la grille.

Mais dans le milieu ultra-compétitif et prospère de la F1, où, comme l'avait dit Leclerc cette semaine, "tout le monde cache son jeu", aucune des quatre écuries ne s'est proclamée favorite pour 2026.

"Ferrari très compétitive"

"Il y a beaucoup plus d'attentes autour de Mercedes cette année que l'an passé", a reconnu ce vendredi devant la presse l'Italien Andrea Kimi Antonelli, 19 ans, coéquipier du Britannique George Russell, l'un des favoris pour le titre et qui a fini quatrième ce vendredi (à 1,205 de Leclerc) après le meilleur temps mercredi.

"Mais les autres équipes du top 4 sont également très fortes: Ferrari semblait très compétitive ce (vendredi) matin, Red Bull est aussi en bonne position et McLaren avait l'air très, très solide hier (jeudi)", a prudemment avancé Antonelli, le plus rapide jeudi mais qui a fini huitième ce vendredi.

Aux deuxième et troisième places de ce dernier jour d'essais, pointent Norris à 879 millièmes et Verstappen à 1.117.

Les quatre meilleures voitures de 2025 ont donc fini aux quatre premières places toute la semaine, faisant dire mercredi au pilote français Esteban Ocon (Haas) que la hiérarchie ne serait pas chamboulée cette année.

Red Bull, "pas la plus rapide"

Son compatriote Isack Hadjar, qui débute cette année chez Red Bull et veut être à terme champion du monde, a jugé devant une poignée de journalistes français que son écurie n'était "pas la plus rapide".

"Il y a quand même Charles (Leclerc) et Ferrari, ils sont vraiment bien. Et après Mercedes et McLaren ont l'air vraiment" à égalité.

Toute la semaine, le paddock a été agité par des polémiques liées à la nouvelle réglementation surtout destinée à améliorer le spectacle des courses, grâce notamment à des dépassements.

Le directeur de Mercedes, Toto Wolff, avait piqué un coup de sang jeudi contre des "conneries" au sujet d'accusations par la concurrence d'un taux de compression trop élevé de ses moteurs – qui équipent aussi McLaren, Alpine et Williams – et de carburants qui ne seraient pas homologués.

La bonne surprise vendredi est venue du Français Pierre Gasly et de son Alpine nouvellement motorisée par Mercedes à 1,429 de Leclerc, mais avec des pneus tendres donc plus performants.

En revanche, Aston Martin et son moteur Honda ont inquiété toute la semaine: après une panne jeudi du double champion du monde espagnol Fernando Alonso, son coéquipier canadien Lance Stroll n'a même pas été chronométré ce vendredi. Le motoriste japonais a reconnu un "problème sur le bloc moteur".