Esteban Ocon, toujours plus haut
Arrivé 15e au classement des pilotes l'an dernier, Ocon entreprend une nouvelle saison chez Haas. Le pilote tricolore entend d'ailleurs bien aller de l'avant et viser haut cette année, marquée par de grands changements mécaniques.
Il faut dire que les essais hivernaux n'ont pas été mauvais pour lui. Le Français s'est placé à la 12e place (moyenne) sur les trois jours de Bahreïn, à la mi-février. En milieu de grille donc, il espère capitaliser sur cela et avancer correctement avec une belle entrée à Melbourne.
"Ce qui m’anime, c’est de gagner des courses, de faire des podiums, de me battre pour des pole positions Je n’ai même pas encore décroché une pole", a-t-il par exemple livré dans les médias juste avant le Grand Prix. "C’est frustrant, parce que je n’ai jamais vraiment eu le matériel pour me battre aux avant-postes, pas encore. Mais je me dis qu’en travaillant d’arrache-pied, en donnant tout en permanence, j’aurai un jour cette voiture qui me donnera le potentiel d’aller chercher plus : des top 5 à chaque course, des podiums, des victoires".
Cependant, il partage la même compétitivité que les autres pilotes et rien ne sera facile. Les changements à noter sur les monoplaces peuvent autant le propulser vers le haut ou le niveler vers le bas. A lui de s'accrocher pour atteindre les sommets.
Pierre Gasly face à des inconnues
Ces deux dernières années ont été difficiles pour le n°10. En effet, depuis son arrivée chez Alpine, le Français n'a pas pu prouver comme il l'aurait voulu. Les problèmes mécaniques, les changements de direction ou encore les soucis de performances, l'ont plombé sans qu'il ne puisse prétendre à grand.
2026 arrive pour bouleverser sa condition. Avec les nouveautés et l'évolution des réglementations, tout peut arriver. Et, ceci, Gasly en a conscience.
"Personne ne sera prêt à Melbourne !", a-t-il indiqué à l'AFP. "Les essais nous ont aussi fait comprendre qu'il y aura pas mal d'inconnues sur les premiers week-ends. Alpine, c'est mieux que l'an dernier. Pour l'instant, l'écart est assez important entre les meilleurs et le reste du peloton. Pour l'équipe, l'objectif c'est de mener ce peloton. Et après, d'essayer de regarder devant, d'aller réduire l'écart avec les quatre écuries de tête. Le développement de la voiture va être capital. Je pense que la hiérarchie va beaucoup évoluer entre l'Australie et la fin de la première moitié de saison à Budapest en juillet. Pour moi, j'espère pouvoir me battre pour les points toutes les semaines, essayer d'atteindre la Q3 un maximum de fois".
Aux derniers essais, le coureur s'est classé 9e (moyenne). Il y a peu de chances qu'il réalise le même positionnement ce week-end, mais il tentera de progresser avec plus de certitudes. Le reste de sa saison porte un grand point d'interrogation.
Isack Hadjar dans la cour des grands
Il en rêvait, il l'a eu. Après une année passée en F1 et un podium glané à Zandvoort, Hadjar a pris le siège de Yuki Tsunoda aux côtés de Max Verstappen. Désormais, il a la lourde responsabilité de performer dans le "baquet" maudit, celui du 2e pilote Red Bull.
Cela ne l'accomode cependant pas. Le Français a toujours clamer vouloir être "le meilleur". Il aura l'occasion d'évoluer directement parmi ces derniers. A lui de performer correctement pour d'abord garder sa place, puis, pour viser des victoires.
Hadjar s'est donc beaucoup entraîné pour la saison à venir. Il a notamment passé des heures sur le simulateur à Milton Keynes afin d'être au mieux préparé.
"Isack aura beaucoup de cordes à son arc : talent, progression, niveau d’implication mais aussi le fait qu’il arrive dans une année où il y a reset gigantesque pour le règlement (châssis, moteurs…). Le plus gros danger serait sans doute de vouloir trop, tout de suite. Mais c'est un garçon qui a les pieds sur terre. Il est humble, il connaît ce sport profondément, même si il n’a que 21 ans. Et je suis persuadé qu'il a non seulement tout le potentiel, mais aussi le niveau d'implication et de maturité suffisant pour pouvoir aller très loin", a indiqué son patron, Laurent Mekies, en conférence de presse ce jeudi.
Tenu en haute estime pour son ascension fulgurante, le jeune homme a encore tout à prouvé, en commençant par courir à Melbourne : une piste qu'il n'avait pas pu prendre lors de ses débuts en F1 l'an dernier, pour cause de sortie lors du tour de formation.
