La remontée inespérée de Max Verstappen, en quête d'un 5ᵉ titre mondial

Verstappen à Losail jeudi.
Verstappen à Losail jeudi.MARK THOMPSON/GETTY IMAGES VIA AFP

Le quadruple champion du monde de F1 Max Verstappen, longtemps relégué loin derrière les puissantes McLaren au championnat des pilotes, s'est relancé dans la course au titre à la faveur d'un regain de forme qu'il ne pensait plus possible, conjugué aux ratés de ses rivaux.

À l'aube du Grand Prix du Qatar, avant-dernière manche de l'année disputée jusqu'à dimanche sur le circuit de Lusail, Verstappen est deuxième du classement, à égalité de points avec l'Australien Oscar Piastri et à 24 unités du leader britannique Lando Norris.

Voici les moments marquants d'une saison où le pilote Red Bull a progressivement retrouvé de sa superbe.

Première victoire tardive au Japon

Il a fallu attendre la troisième manche de la saison, au Japon en avril, pour que le fougueux Néerlandais débloque enfin son compteur de victoires. Depuis 2020, jamais il n'avait attendu si longtemps. Autrefois largement dominateur, "Mad Max" se retrouve désormais confronté à plus fort que lui avec les McLaren.

En Émilie-Romagne, en mai, Verstappen signe sa deuxième et dernière victoire en GP avant d'entamer une traversée du désert, tandis que les McLaren enchaînent les victoires – 12 en 15 GP, dont sept doublés.

La catastrophe en Espagne

Toujours en délicatesse au volant de sa RB21, le pilote Red Bull conclut le Grand Prix d'Espagne début juin à une lointaine 10ᵉ place place – son pire classement (hors abandon) depuis… 2017.

Initialement classé cinquième, Verstappen a été à l'origine d'une manœuvre qu'il a lui-même qualifiée d'"inappropriée" à l'encontre du Britannique George Russell, qui lui a valu une pénalité de dix secondes.

Le champion en titre quitte la Catalogne avec un déficit de 49 points sur le leader Oscar Piastri – un écart qui a continué de se creuser jusqu'à la fin de l'été.

De retour au sommet en Italie

Troisième au classement à la fin de l'été avec... 104 points de retard sur Piastri, le Néerlandais estime ne "plus vraiment (être) dans la bataille" pour le titre.

Fin août, pour son GP national aux Pays-Bas, "Mad Max" s'invite tout de même sur la deuxième place du podium à la faveur de l'abandon de Norris, victime d'un problème mécanique en fin de course.

Intouchable la semaine suivante en Italie, le Néerlandais renoue enfin avec la victoire après avoir battu à la régulière les deux McLaren, mettant ainsi fin à une disette de près de quatre mois – soit huit courses. La machine Verstappen est relancée…

La folle course au Brésil

Entre les podiums et les victoires, les week-ends sont désormais bien plus fastes, à la faveur d'une monoplace plus compétitive mais aussi grâce au talent propre d'un quadruple champion en titre qui fait honneur à son statut.

Parti de la voie des stands au Brésil, Max Verstappen fait étalage de son habileté en parvenant à terminer à une inespérée troisième place.

"Bravo à Max pour cette remontée sensationnelle", salue son patron français, Laurent Mekies, arrivé en juillet. En six courses, Verstappen a divisé par deux son retard au championnat.

Le coup de pouce à Vegas

Vainqueur du Grand Prix de Las Vegas le week-end dernier, l'opération s'est au final avérée parfaite pour le Néerlandais face à Lando Norris, redevenu leader fin octobre aux dépens d'Oscar Piastri, qui s'est effondré depuis la fin de l'été. Comme un coup du destin, alors que le Britannique avait pris la deuxième place (et Piastri la quatrième), les McLaren ont perdu gros en étant disqualifiées à cause de monoplaces jugées non-conformes à l'arrivée. "L'écart s'est un peu réduit, mais il reste encore 24 points", a tempéré jeudi Verstappen.

Si Norris a une première chance d'inscrire son nom au palmarès dimanche, Verstappen compte "faire tout (son) possible" pour décrocher in fine la couronne mondiale pour la cinquième année consécutive – un exploit qui n'a été réalisé jusqu'à présent que par la légende Michael Schumacher, entre 2000 et 2004.