Débrief F1 : Antonelli dans l'histoire, Ferrari donne le sourire, McLaren cataclysmique

Antonelli et Hamilton sur le podium dimanche.
Antonelli et Hamilton sur le podium dimanche.HECTOR RETAMAL/AFP/Flashscore

Ce week-end s'est déroulé le deuxième Grand Prix de l'année. À Shanghai, Mercedes a réalisé un nouveau doublé, tandis que Ferrari a montré de très belles choses et McLaren a vécu un dimanche cataclysmique.

Antonelli rentre dans l'histoire

En 2025, Andrea Kimi Antonelli était devenu le troisième plus jeune débutant en Formule 1 (Australie), le deuxième plus jeune pilote à scorer des points (Australie), puis le plus jeune pilote de l'histoire à mener un Grand Prix (Japon), puis le plus jeune à établir un meilleur temps sur un Grand Prix (Japon) et enfin le troisième plus jeune à monter sur un podium (Canada).

Et ce week-end à l'occasion du Grand Prix de Chine, l'Italien a fait encore mieux ! Plus jeune poleman de l'histoire samedi – pulvérisant le record établi par Sebastian Vettel en 2008 à 21 ans –, Kimi Antonelli est devenu le deuxième plus jeune vainqueur derrière Max Verstappen.

Ce n'est pas tout puisque jamais un pilote aussi jeune n'était parvenu à convertir une pole position en victoire le dimanche et surtout, jamais un pilote aussi jeune n'était parvenu à réaliser un "hat trick". C'est-à-dire obtenir la pole position, la victoire et le meilleur temps durant un même week-end. Jusqu'ici, c'était Vettel qui détenait le record (à Silverstone en 2009).

Outre ces statistiques, Antonelli a magnifiquement performé, et ce, dès le deuxième Grand Prix de la saison. Oui, la Mercedes est meilleure que les autres, mais sa jeunesse laissait penser à une adaptation plus importante. Certes, il a profité de la défaillance de son coéquipier le samedi en Q3, mais cette première victoire reste assez incroyable.

Surtout, il se place en tant que prétendant au titre mondial. Rendez-vous dans deux semaines au Japon sur le tracé de Suzuka.

De l'espoir pour Ferrari

La Scuderia a confirmé sa renaissance entrevue lors des essais de pré-saison, puis durant le Grand Prix d'Australie la semaine passée. En 2026, Ferrari est aux avant-postes. Il reste du temps et la hiérarchie peut changer, les écarts aussi, mais force est de constater que la performance est là. 

Charles Leclerc et Lewis Hamilton ont réalisé un week-end très solide, bien qu'ils n'aient pas pu jouer la gagne tout au long de la course dimanche. Reste à savoir si la suite de la saison sera du même acabit. Pour le suspense, on l'espère forcément.

En piste, les deux coéquipiers vêtus de rouge se sont tiré la bourre magistralement, sans se toucher, permettant du spectacle et beaucoup de points pour les championnats pilotes et constructeurs.

Enfin, il convient évidemment de noter le premier podium en Grand Prix de Sir Lewis Hamilton dans une Ferrari. Et on dirait bien que le septuple champion du monde est de retour au premier plan dans cette monoplace bien construite. Le Britannique peut espérer désormais monter sur la plus haute marche, mais le travail reste encore très important. En tout cas, nul doute que les tifosi sont aux anges.

McLaren et Red Bull en très grande difficulté

Concernant les deux autres mastodontes de la grille, le constat est beaucoup plus négatif – et c'est un doux euphémisme. En comparaison avec les saisons passées, McLaren et Red Bull sont bien loin de leur standard.

La double écurie championne du monde en titre n'a même pas pu prendre le départ du Grand Prix dimanche à cause de problèmes électroniques. Ainsi, il faut se rendre compte qu'Oscar Piastri n'a toujours pas disputé le moindre tour en piste un dimanche en l'espace de deux week-ends. Certes, il a fini 6ᵉ de la course Sprint samedi, mais cela reste une bien trop maigre consolation. Quant à son coéquipier Lando Norris, le bilan n'est pas bien plus reluisant… McLaren a donc du pain sur la planche pour combler ses problèmes de fiabilité d'ici deux semaines.

Du côté de Red Bull, c'est un peu plus fiable, mais suffisamment performant. Isack Hadjar avait cru pouvoir se réjouir lorsqu'il est parti de la 3ᵉ place en Australie, mais depuis, c'est bien plus compliqué. Le Français n'a décroché que le 10ᵉ temps sur la grille de la course Sprint, avant d'échouer cinq places plus loin à l'issue des 19 tours. Dimanche, il s'est élancé 9ᵉ et a réussi à terminer 8ᵉ. Mais, globalement, sa Red Bull n'est pas capable de faire mieux pour le moment…

Et son coéquipier Verstappen a abandonné sur un problème mécanique à onze tours de l'arrivée. Le quadruple champion du monde ne va pas avoir d'autre choix que de prendre son mal en patience en 2026.