Jamais un pilote n'avait levé les bras à Monza en partant d'aussi loin, Antonelli a réussi une course parfaite. Il devient ainsi le quatrième Italien à gagner le Grand Prix d'Italie après Giuseppe Farina (1950), Alberto Ascari (1951, 1952) et Ludovico Scarfiotti (1966).
Surtout, il est le premier à monter sur la plus haute marche sans représenter une écurie italienne ! Très performant dans sa Mercedes, le leader du championnat du monde a logiquement remonté toute la grille pour s'imposer en patron. Il accroît ainsi son avance pour le titre. À 20 ans, il décroche sa 7ᵉ victoire en carrière devant George Russell, Max Verstappen, Lando Norris, Oscar Piastri, Lewis Hamilton et Pierre Gasly.
En finissant premier après être parti de la 19ᵉ place, Antonelli réalise la deuxième performance de l'histoire de sa discipline après la victoire du Britannique John Watson au Grand Prix des États-Unis 1983 (22ᵉ).
Leclerc à la faute au 2ᵉ tour
À l'extinction des feux, Gasly ne se manque pas et garde la tête de la course. Dans l'épingle, c'est Hamilton qui perd plusieurs places après avoir été tassé par son coéquipier.
Comme souvent en début de Grand Prix cette saison, les pilotes se montrent agressifs et tentent des dépassements. Russell et Leclerc parviennent à dépasser Gasly à la fin du premier tour, mais le Français reprend la 2ᵉ place après l'épingle. Quelques secondes plus tard, c'est Verstappen qui prend le meilleur sur le Monégasque. C'est alors que ce dernier part à la faute dans le dernier virage, le drapeau jaune est brandi et la safety car est immédiatement déployée. Finalement, on a le droit à un drapeau rouge, la course est interrompue.
Les moteurs Mercedes en force
Au redémarrage, c'est Franco Colapinto qui fait la bonne opération en passant devant Verstappen à l'épingle. Mais l'Argentin part à la faute quelques virages plus loin et perd presque tout. Hamilton et Antonelli, qui étaient plus loin, sont à présent 4ᵉ et 6ᵉ au 7ᵉ tour.
À l'avant, Gasly voit Verstappen le dépasser, puis Hamilton en l'espace de trois tours. La dégringolade continue ensuite pour le poleman qui ne peut rien faire face aux performances de Piastri et Antonelli. Les dépassements affectent également le seul pilote Ferrari restant, qui perd deux places au profit de Piastri et Antonelli. Mais ce dernier dépasse ensuite l'Australien. Les places s'échangent.
Entretemps, Verstappen a pris la tête du Grand Prix dans la ligne droite des stands au 12ᵉ tour. Le Néerlandais doit donc se défendre face aux Mercedes. Mais il ne tient pas logiquement au vu de la vitesse de ses deux concurrents qui finissent par se disputer la première place au fil des tours. Le spectacle est au rendez-vous alors qu'on approche de la moitié de la course.
La consigne chez Mercedes, Antonelli victorieux
Au 24ᵉ tour, Mercedes indique à ses deux pilotes qu'il vaudrait mieux arrêter de batailler et de créer un écart avec Verstappen, toujours 3ᵉ. Ça ne fonctionne cependant pas réellement.
Cinq tours plus tard, Antonelli et Verstappen changent de pneumatiques et repartent 6ᵉ et 7ᵉ. Russell reste donc leader devant Piastri, Hamilton et Norris. Son coéquipier italien a déjà repris deux places et pointe en 4ᵉ position après 32 tours. Ses mediums fonctionnent très bien. Au tour suivant, c'est Verstappen qui double Norris : le Britannique n'a que très peu de rythme.
Mais chose relativement rare, Antonelli et Verstappen ont récupéré leurs places initiales sans que les pilotes restés en piste ne rentrent aux stands… Le leader du championnat fond tour après tour sur son coéquipier. Et au 49ᵉ tour, il croit faire le plus dur, mais sort dans l'épingle et reperd plus d'une seconde !
Ce n'est que partie remise, puisqu'au tour suivant, dans "Ascari", l'Italien dépasse le Britannique et s'envole vers la victoire. Les tifosi en rouge l'acclament dans la ligne droite des stands !
