Sur cette première partie de l'étape marathon, entre Wadi ad-Dawasir et le bivouac refuge, le jeune pilote Eryk Goczal a bouclé les 410 kilomètres de secteur chronométré en 3 heures 46 minutes 42 secondes.
Son oncle Michal Goczal, au volant de la deuxième Toyota Hilux de l'équipe Energylandia Rally, a fini second à 7 min 45 sec, devant l'Australien Toby Price sur une autre Toyota de l'équipe Gazoo Racing.
Et le classement général de ce 48e Dakar est totalement bouleversé, selon l'organisateur ASO.
Celui qui était encore en tête mardi matin, le Qatari Nasser Al Attiyah au volant de sa Dacia Sandrider, a été "délogé de son trône" pour tomber à la troisième place.
Mais le quintuple vainqueur du Dakar est à tout juste 1 min 10 sec du nouveau patron provisoire du rallye-raid, Nani Roma au volant de sa Ford Raptor, lui-même 57 secondes devant Sainz à bord du même bolide.
"C'est un peu un miracle parce qu'on a crevé trois fois alors on est contents d'être là", a commenté Roma au micro du diffuseur télé officiel L'Equipe.
Le Sud-Africain Henk Lategan (Toyota) a passé une mauvaise journée après un arrêt d'un quart d'heure pour faire réparer sa direction assistée cassée, ce qui le fait tomber au pied du podium du classement général. Le Suédois Mattias Ekström (Ford) n'a pas non plus été à la fête en raison d'une erreur de navigation. Il passe de la deuxième à la cinquième place au général.
Quant au Français Sébastien Loeb, toujours en quête d'une première victoire finale au Dakar, il a beaucoup souffert en raison, lui aussi, d'une avarie de direction assistée dans les dunes en fin d'étape.
"C'était l'enfer", a dit le nonuple champion du monde rallyes à L'Equipe, se plaignant d'avoir "mal partout" et de s'être "arraché les pouces, les poignets". Avec dorénavant plus de 21 minutes de retard sur le leader Roma, Loeb, sixième au général, avait même reconnu lundi qu'il serait "difficile" de "rattraper" son retard.
