Sinner assure être "plus fort" et "plus mature" depuis son affaire de dopage

Sinner en Australie.
Sinner en Australie.GRAHAM DENHOLM / GETTY IMAGES ASIAPAC / GETTY IMAGES VIA AFP

Jannik Sinner a affirmé ce vendredi à Melbourne que l'affaire de dopage qui lui a valu une suspension de trois mois en 2025 l'avait rendu "plus fort" et "plus mature".

Contrôlé positif au clostebol (un anabolisant) en mars 2024, une contamination qu'il a toujours présentée comme accidentelle et qui a été reconnue comme telle par les autorités antidopage, l'Italien de 24 ans avait d'abord écopé de sanctions légères à l'été 2024.

Mais l'Agence mondiale antidopage (AMA) a fait appel de la décision de l'Agence internationale pour l'intégrité du tennis (Itia), avant de finalement conclure un accord avec Sinner, annoncé en février 2025 et en vertu duquel le quadruple lauréat de Grand Chelem a été suspendu trois mois du circuit.

Cette affaire "m'a rendu encore plus fort en tant que personne", a affirmé Sinner ce vendredi en conférence de presse d'avant-tournoi à l'Open d'Australie (18 janvier-1er février).

"Je suis devenu une personne beaucoup plus mature, d'une certaine manière. Je vois les choses différemment quand elles ne vont pas dans la bonne direction", a développé le double tenant du titre à Melbourne.

"Je me suis entouré de personnes formidables, c'est le plus important pour moi. Quoi qu'il arrive sur le court, quels que soient les résultats, c'est du bonus", a plaidé l'Italien de 24 ans, qui tentera de décrocher en juin à Roland-Garros le seul titre du Grand Chelem qui manque à son palmarès.

"Je vis ce sport de façon très différente également, plus détendue même si je donne tout ce que j'ai. Tout est question d'équilibre", a conclu Sinner.

Lors de la dernière édition de l'Open d'Australie en janvier 2025, "la situation était beaucoup plus difficile, je ne savais pas exactement ce qui allait se passer" puisque l'AMA n'avait pas encore conclu d'accord avec lui, a expliqué Sinner.

"J'essayais de profiter malgré tout des moments que je passais sur le court, mais ça (l'affaire de dopage, NDLR) continuait à me trotter dans la tête", a déclaré l'Italien, opposé au Français Hugo Gaston (94e) au premier tour de l'Open d'Australie.