Sénégal
E. Mendy (8)
A. Mendy (5) puis Seck (7) Niakhaté (7) Sarr (7) Diouf (6) puis Jacobs (non noté)
Camara (4) puis Sarr (7) I.Gueye (8) P.Gueye (9)
I.Ndiaye (6) puis Mbaye (6) Jackson (6) puis C.Ndiaye (5) Mané (10)
Maroc
Bounou (9)
Hakimi (6) Aguerd (6) Masina (7) puis El Yamiq (6) Mazraoui (7) puis Igamane (non noté)
El Khannouss (5) puis Targhalline (6) El Aynaoui (7) Saibari (5) puis Salah-Eddine (7)
Díaz (3) puis Akhomach (6) El Kaabi (3) puis En-Nesyri (5) Ezzalzouli (7)
Le MVP : Sadio Mané
Qu'est-ce qu'un capitaine ? Celui qui ne renonce jamais, celui qui croit dur comme fer à son destin, celui qui raisonne son sélectionneur et ses coéquipiers révoltés par une décision arbitrale litigieuse à la dernière seconde. On peut être un capitaine sans brassard.
Lui y a cru. À l'improbable, à cette Panenka ratée de Brahim Díaz, à ce cadeau offert au pays hôte qui s'est transformé en morsure de Black Mamba façon Kill Bill. En plus, c'est lui qui est à l'origine du but de Pape Gueye, comme s'il n'avait jamais perdu le fil de la rencontre malgré la fureur.
Mané a disputé son dernier match de CAN ce dimanche et s'il y en a un qui a toujours cru en sa deuxième étoile, c'est bien lui.
Le Patron : Pape Gueye
Il a été tout proche d'ouvrir le score dès la 5e minute après la seule hésitation d'Yassine Bounou qui s'est immédiatement repris pour repousser cette première tentative.
Évidemment, il y a cette frappe qui a transpercé le ciel de Rabat avant de finir dans la lucarne en début de prolongation, mais il y a tout le reste, tout son abattage accompli avec son homonyme Idrissa Gueye, lui aussi monumental.
La Bonne Surprise : la défense sénégalaise
En l'absence de Kalidou Koulibaly, Pape Thiaw allait manquer d'expérience pour cette finale. Mais la charnière Moussa Niakhaté-Mamadou Sarr n'a rien laissé passer ou presque et, finalement, Edouard Mendy n'a pas été particulièrement débordé dans le jeu. Propres à la relance, solides dans les duels et disciplinés avec seulement une faute commise chacun, ils ont mis le verrou et jeté la clef.
La Déception : l'arbitrage
Mais que s'est-il bien passé dans la tête des arbitres pour siffler un tel penalty à un tel moment du match ? Alors que le but d'Ismaïla Sarr avait été refusé pour un accrochage discutable entre Abdoulaye Seck et Achraf Hakimi à la 90e+2, celui entre Malick Diouf et Brahim Díaz n'était pas suffisamment important pour valider un penalty. La VAR et l'arbitre du centre ont pris une décision qui a entaché la CAN car la réaction outrée des Sénégalais était prévisible et légitime. Cela a fait basculer la finale, du côté des Lions de la Teranga. Si souvent critiqué, voire moqué, le football africain se serait bien passé de ça.
