Sans Lautaro, l'Inter doit régler la mire pour renverser Bodo/Glimt

Nicolo Barrela, dépité à l'aller contre Bodo/Glimt
Nicolo Barrela, dépité à l'aller contre Bodo/GlimtMARTIN OLE WOLD / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP

Battue 3-1 à l'aller la semaine dernière, l'Inter sera privée de Lautaro Martínez, blessé, pour renverser Bodo/Glimt. En Norvège, les Nerazzurri avaient cruellement manqué de réalisme, statistiques à l'appui.

L'Inter ne pouvait pas dire qu'elle n'était pas prévenue. Après avoir battu Manchester City à domicile puis l'Atlético de Madrid au Metropolitano pour se qualifier en barrage de la Ligue des Champions, Bodo/Glimt a remporté la première manche mercredi dernier (3-1), contre des Nerazzurri dépassés dans les grandes largeurs. 

Certes, les Norvégiens sont dans des conditions idéales quand ils reçoivent. L'Aspmyra Stadion est un cloaque de moins de 8000 places en configuration UEFA, avec un public bruyant et un terrain synthétique. Club le plus septentrional de la compétition, Bodo/Glimt est un traquenard en hiver, de quoi contre-balancer les différences de budget. 

Une question de précision

Depuis les deux contre-performances du Milan en Serie A (nul contre Côme puis défaite à domicile contre Parme ce weekend), l'Inter compte désormais 10 points d'avance sur son rival rossonero et 18 sur la Juventus, 5e et premier non-qualifié pour la prochaine édition de la C1. Cristian Chivu et ses joueurs peuvent donc se focaliser pleinement sur la Ligue des Champions, au risque de terminer leur saison en pente douce, avec seulement la Coupe d'Italie comme objectif. 

Voilà donc l'Inter avec deux buts à remonter à Giuseppe-Meazza. Une remontée à effectuer sans son bomber attitré Lautaro Martínez, touché à un mollet à l'aller. Entré pour la dernière demi-heure à la place de l'Argentin, Marcus Thuram devrait être associé à Pio Esposito, seul buteur en Norvège, qui plus est sur une action litigieuse finalement validée par la VAR.

Pour le Français et ses coéquipiers, il s'agit de faire preuve de mental contre une équipe qui fleure bon l'ère pré-Bosman avec 9 locaux dans le XI de départ de Kjetil Knutsen (et 5 non-Norvégiens dont 4 Danois sur la feuille de match). 

Pour cela, il faudra gagner en précision. Car en matière de finition, malgré 15 tirs, les Nerazzurri n'ont cadré que 4 fois, ce qui explique le large delta entre ses expected goals (1,56) et ses XG cadrés (0,37). Une statistique à l'opposé de Bodo/Glimt (6 tirs cadrés sur 8 tirs totaux, 1,20 xG mais 2,85 xG cadrés). 

En ballotage défavorable, l'Inter ne peut pas se permettre de sortir aussi tôt de la compétition. Face à une équipe sans complexe et très disciplinée, le probable futur champion d'Italie subira une pression croissante au fur et à mesure des minutes. Cela peut aboutir à un match fondateur... ou à une humiliation.