Comme si de rien n'était : alors que le départ soudain de la légende Cristiano Ronaldo (41 ans) mercredi soir sur fond de tensions avec son sélectionneur Jorge Jesus a provoqué un psychodrame national, l'absence du légendaire numéro 7 ne s'est pas fait sentir sur la pelouse de la capitale danoise.
Son numéro mythique a été récupéré par Rafael Leao qui s'est montré intenable sur son aile gauche.
La pointe de l'attaque a été confiée à Gonçalo Ramos et l'ex-Parisien désormais Rossonero a revêtu les habits d'artilleur, passeur et buteur. Le tout en 25 minutes de folie.
Juste après avoir trouvé le poteau, Ramos a relayé un une-deux avec Joao Cancelo, qui a conclu en finesse (1-0, 13e).
La riposte danoise n'a pas tardé avec une frappe enroulée de Mikkel Damsgaard qui n'a laissé aucune chance au gardien Diogo Costa (1-1, 23e).
Ramos a repassé immédiatement la marche avant d'un tir rasant (2-1, 25e).
Les Danois ont égalisé au retour des vestiaires d'une magnifique balle piquée de l'attaquant de Naples Rasmus Hojlund (2-2, 53e), qui s'est permis d'imiter la volte signature de CR7 en guise de célébration.
Sur leur lancée
Les Portugais ont poussé. Ramos a failli marquer un but d'anthologie en reprenant de volée un lob soyeux de Bruno Fernandes mais sa frappe est passée juste au-dessus du cadre (63e).
Et c'est Vitinha d'une tête à la réception d'un coup franc millimétré de Fernandes (3-2, 67e) puis Joao Felix, six minutes après son entrée, à la conclusion d'un beau mouvement collectif (4-2, 87e), qui ont parachevé la victoire.
Les Portugais continuent sur leur lancée. Ils ont battu le Pays de Galles 1-0 il y a une semaine avec Ronaldo sur le terrain pendant 67 minutes mais muet, et se sont imposés en Norvège dimanche (2-1) en laissant sur le banc leur recordman de buts et de sélections (146 réalisations en 234 apparitions).
Le vainqueur notamment de l'Euro-2016 et des Ligues des nations 2019 et 2025 a promis de s'expliquer sur les raisons de son départ, et n'a, pour l'heure, pas annoncé sa retraite internationale.
Avant le match, Jorge Jesus a refusé d'alimenter la polémique en jugeant que "l'important aujourd'hui, c'était le match".
Largement en tête de leur groupe 4 avec trois victoires en trois matches, les Portugais recevront la Norvège dimanche pour le dernier match de cette fenêtre internationale dévolue à la Ligue des nations.
