Léo Barré, la saison qui change tout

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Léo Barré, la saison qui change tout

Léo Barré le mois dernier face à Clermont.
Léo Barré le mois dernier face à Clermont.ROMAIN PERROCHEAU/AFP
Le jeune arrière polyvalent du Stade français Léo Barré vit une saison de rêve, à l'image de son club, longtemps premier du Top 14 : il s'est tellement épanoui dans son rôle de N°15 qu'il lui a valu ses deux premières sélections en équipe de France.

Formé à Versailles, comme son grand-père et son père avant lui, il a ensuite évolué à Massy avant d'atterrir en 2020 au Stade français, où il se fait remarquer par ses talents de relanceur et son adresse sous les ballons hauts.

Baladé entre plusieurs postes – centre, demi d'ouverture ou arrière – la saison dernière, ce n'est qu'à l'automne que ce beau gabarit (1,89 m pour 89 kg) de 21 ans est enfin fixé en N°15. "On avait acté avec lui qu'on le mettait à l'arrière, il fallait l'arrêter sur un poste et on a vu les résultats immédiats", a expliqué mardi le directeur du rugby du Stade français, Laurent Labit.

C'est ainsi que le 3 décembre, lors de la 9e journée du championnat, Léo Barré réalise en N°15 l'une de ses plus belles prestations, avec deux essais à la clé, lors de la victoire parisienne contre Toulouse (27-12).

"Sur ce match-là, j'ai pris pas mal de confiance pour la suite, c'est vrai, admet-il. Cette victoire nous avait fait du bien, à tout le monde."

Un essai face aux Anglais

"Le fait de ne pas savoir, quand je commençais la semaine, à quel poste j'allais jouer le week-end, pouvait un peu nuire à ma progression et à ma confiance, souligne-t-il. Donc (quand on m'a proposé de) me fixer à ce poste d'arrière, l'idée m'a beaucoup plu et ça s'est fait naturellement."

Interrogé sur ses modèles à ce poste, le jeune Parisien affirme qu'ayant "grandi avec ce qu'il se faisait de mieux en Ile-de-France, à Massy, au Racing ou au Stade français, on n'a pas besoin d'aller voir ailleurs".

Lucide, il est conscient d'avoir encore des points d'amélioration notamment dans "la gestion des matches": "être tout le temps à 100 % et prendre des initiatives peut parfois nuire à l'équipe".

Une impatience et une envie de trop bien faire, propres à la jeunesse, qui lui ont valu parfois de commettre quelques erreurs, mais pas suffisamment pour empêcher le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié de le convoquer pour le Tournoi des six nations 2024 en janvier.

Titularisé pour sa première sélection lors de la victoire des Bleus contre le Pays de Galles (45-24), il livre une prestation pleine en remplacement de Thomas Ramos, passé de l'arrière à l'ouverture pour compenser l'absence de Matthieu Jalibert, blessé. Et pour sa seconde, face à l'Angleterre (33-31), le Parisien marque un essai et est désigné "homme du match".

"Attaché au club"

Rien de bien étonnant pour son entraîneur au Stade français Karim Ghezal, selon qui Léo Barré est "posé, intelligent, structuré, (avec) la tête sur les épaules".

Un joueur dont l'encadrement parisien ne se prive plus: depuis fin janvier, il enchaîne les victoires (neuf en onze rencontres, dont huit en tant que titulaire). Mais un jeune homme qu'il entend également préserver.

"C'est un top joueur, très attaché au club. Il faut que l'on prenne soin de lui", a ainsi souligné Labit mardi, avant d'évoquer la possibilité de le faire glisser à l'avenir en N°10, un poste où le club est en souffrance : "mais ça doit se faire en toute intelligence avec lui".

Barré, pour sa part, assure vivre "plutôt bien" cette nouvelle notoriété : "Je suis super bien entouré, que ce soit par le staff ou ma famille, explique-t-il. On sait me remettre à ma place quand il faut".

Avant de conclure, malicieux : "j'ai un père qui me suit depuis plusieurs années et qui, après chaque match, me fait un bon debrief".

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