L'Union Bordeaux-Bègles roule sur Toulouse et se relance en Top 14

Damian Penaud et l'UBB à la relance.
Damian Penaud et l'UBB à la relance.Photo par ROMAIN PERROCHEAU / AFP

Après la pause, l'Union Bordeaux-Bègles a passé la vitesse supérieure et rapidement submergé le Stade Toulousain, tombé en panne d'essence. L'UBB reste en course pour les barrages, Toulouse garde largement la tête.

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Le Top 14 offrait son choc au sommet ce soir. L'Union Bordeaux-Bègles, championne d'Europe en titre, jouait une rencontre importante en vue d'une qualification en phase finale. Mais même remanié, le Stade Toulousain, triple champion de France, restait un adversaire très compliqué à manœuvrer. De quoi promettre du spectacle pour cette revanche des deux dernières finales. 

Deux équipes qui se craignaient, et qui jouaient aux échecs en début de match. Des points chauds, des impacts rudes. L'UBB mettait un peu de temps à s'adapter, mais à sa première visite dans le camp adverse, elle augmentait l'intensité, envoyait une séance de pick'n'go en puissance jusqu'à ce que Marko Gazzotti trouve la faille (7e). 

Romain Ntamack venait rapidement réduire l'écart au pied, à deux reprises, exploitant une belle phase toulousaine. Les champions de France mettaient en place leur jeu, allaient chercher une pénaltouche, mais gâchaient l'occasion. Le combat d'échecs reprenait alors de plus belle, avec des murailles de pions parfaitement en place. Il fallait un éclair pour débloquer la situation, et sur une percée de Mathis Lebel sur son aile, Ntamack venait parfaitement au soutien pour s'offrir un essai pour son retour (31e). 

La fin de première période était totalement toulousaine, l'UBB multipliait les fautes, et manquait d'en prendre un deuxième, mais lançait une dernière offensive brouillonne, qui la voyait perdre le ballon. Mais au lieu de dégager en touche, Peato Mauvaka jouait et rendait la gonfle. Cela allait se payer cher, puisque les Girondins retournaient jouer dans le camp adverse, et quatre minutes après la sirène, trouvaient la faille par le revenant Madosh Tambwe qui mettait les siens devant à la pause (15-13).

L'UBB nettement au-dessus

Celui qui allait frapper le premier au retour des vestiaires allait probablement faire un pas vers la victoire. Maxime Lucu manquait une première pénalité, et Toulouse ne manquait pas la cible sur une relance depuis son camp, et un une-deux Teddy Thomas - Romain Ntamack sur l'aile, permettant à l'ouvreur international de s'offrir un doublé... refusé à la vidéo. Cela allait avoir des conséquences, car quelques minutes plus tard, Damian Penaud allait aplatir son essai en grillant la défense à la course (53e).

Et deux minutes plus tard, Matthieu Jalibert grattait un ballon crucial, navigait dans la défense toulousaine, et le cuir arrivait sur l'aile de Maxime Lucu, qui enfonçait le clou. Le match semblait avoir tourné, Toulouse prenait l'eau, lançait son banc pour tenter d'endiguer la vague, mais cédait peu après l'heure de jeu sur un essai en coin signé Arthur Retière, qui scellait le sort du match.

Toulouse coulait à pic. Les rares offensives ne donnaient rien, et sur un contre, Lucien Richardis se sacrifiait devant Jalibert et prenait un jaune mérité. L'heure était venue de faire sortir les héros du soir, car le match était plié. Mais cela n'empêchait pas les seconds couteaux de s'illustrer, notamment Xan Mousquès, qui gratifiait le Matmut Atlantique d'un magnifique exploit personnel, histoire de fignoler le tableau. Mais le Stade n'allait jamais arrêter, même mené, même dominé, et allait être récompensé par un essai incroyable en solitaire après la sirène de Kalvin Gourgues, qui adoucissait la note. 

44-20, la coupe était néanmoins bien pleine : l'UBB était la meilleure équipe du soir, et prend cinq points importantissimes en vue d'une qualification. Pas de panique pour Toulouse, à qui il manquait quelques leaders, et qui reste largement en tête du Top 14.