"Si on remporte le tournoi demain, on oubliera beaucoup de choses passées avant, que ce soient le bon début ou le match raté à Édimbourg. Une fois qu'on a gagné, on ne retient que le nom du vainqueur", a dit le demi de mêlée en conférence de presse de veille de match.
"Après, peut-être que quand on se retournera dans dix ans, on regrettera évidemment, car Grand Chelem est toujours mieux qu'un Tournoi. Mais un Tournoi, ça reste un titre et c'est déjà tellement dur à gagner (...) ce serait déjà incroyable de pouvoir le remporter", a poursuivi le meneur de jeu.
À un an et demi de la prochaine Coupe du monde, "c'est toujours important pour un groupe de gagner des compétitions. Ça donne de la confiance et ça montre qu'on est capable d'être présent dans les grands rendez-vous, qui seront assez rares maintenant", jusqu'à l'Australie.
Pour s'en assurer, Antoine Dupont et ses partenaires doivent gagner avec le bonus offensif contre l'Angleterre samedi (21h10), et donc montrer un bien meilleur visage que contre l'Écosse la semaine précédente, et cette défaite 50-40 ayant terni les trois victoires inaugurales contre l'Irlande (36-22), au Pays de Galles (12-54) et contre l'Italie (33-8).
"J'ai senti une bonne énergie cette semaine. Plus de concentration, je dirais que la semaine de l'Écosse, où il y avait beaucoup de bonne humeur, mais peut-être une baisse de vigilance, une baisse de détermination. En tout cas, c'est ce qu'il s'est ressenti le week-end."
"Ce ne sont pas les semaines les plus agréables quand on sort de prestations comme ce qu'on a fait. Mais on a déjà connu ça par le passé et puis surtout il y a encore quand même de l'enjeu. On a notre destin entre nos mains", a rappelé le Toulousain.
