"Normal que les Écossais aient remporté ce match", analyse Fabien Galthié

Fabien Galthié après la défaite ce samedi.
Fabien Galthié après la défaite ce samedi.STU FORSTER/GETTY IMAGES VIA AFP

Le sélectionneur du XV de France Fabien Galthié a reconnu la supériorité des Écossais ce samedi lors de la défaite 50-40 à Murrayfield, tout en saluant la bonne rentrée des remplaçants ayant permis de prendre le bonus offensif et de garder la tête du Tournoi des Six Nations.

QUESTION : Comment expliquer cette immense désillusion ?

RÉPONSE : "C'est normal que les Écossais aient remporté ce match. Ils ont fait un grand match. Ils ont pris dans les bases du rugby, dans les essentiels, au moins deux tiers du match. Le dernier tiers, il est pour nous. Mais ça ne suffit pas parce qu'on reste à 10 points. Les bases du rugby, ça veut dire tout ce qui est conquête, engagement, agressivité, présence collective sur les ballons à gagner en l'air ou au sol. Et puis aussi une équipe qui jouait en avançant avec la possession, et une équipe qui jouait en reculant sans la possession."

Q : Quel a été le point de départ de la spirale négative ?

R : "Si on reprend le match, ça commence par la conquête, la possession. Et ensuite, la domination sur les collisions. Puis, le fait que les Écossais récupèrent les pénalités parce qu'on est poussés à la faute."

Q : L'indiscipline a de nouveau été un point noir après plusieurs bons matches...

R : "Ce n'est pas faute de travailler dessus. Ce n'est pas faute d'avoir compris que c'était une clé pour exister à ce niveau-là. On est tous en train de faire ça. Les joueurs travaillent ardemment là-dessus. Ils sont convaincus de la chose. Dans la discipline, il y a des gestes à faire et à bien maîtriser pour ne pas se retrouver en difficultés. On travaille avec beaucoup d'application. Aujourd'hui, on a été pris. Il y a des choses qu'on a à faire."

Q : La France est encore première du Tournoi, le discours après match était déjà tourné vers la semaine prochaine ?

R : "On a une semaine. Là, à chaud, on est plutôt sur des pensées... (silence) Mais c'est clair qu'on est premiers, on a la possibilité de gagner la compétition. C'est la vérité. Les joueurs sont allés la chercher. Il fallait chercher le bonus offensif (...) On est passé de 2 à 6 essais, notamment avec la très bonne rentrée des finisseurs (...) On est déçus. On voulait faire beaucoup mieux."