"Ils n'ont pas encore été derrière au tableau d'affichage pendant ce Tournoi, mais si on peut être devant, leur procurer un sentiment qu'ils n'ont pas encore eu cette année, c'est quelque chose qu'on doit absolument chercher à faire, et je pense que ça passera par un excellent début de match", a lancé le centre à la veille de cette quatrième journée.
Les Écossais pointent à la deuxième place du classement après trois rencontres, à quatre points des Bleus, leaders et qui peuvent être sacrés dès samedi en cas de victoire bonifiée ou de simple victoire si l'Irlande laisse échapper le bonus face au Pays de Galles vendredi soir.
"On a un gros contingent de Glasgow, et eux ont de gros contingents de Bordeaux-Bègles et Toulouse avec quelques autres joueurs, ils ont une équipe soudée, et savent vous punir quand vous faites des erreurs", a souligné Tuipulotu (29 ans, 36 sélections).
Il fera effectivement partie des huit joueurs des Warriors alignés dans le XV de départ samedi (15h10), une équipe qui a dominé Toulouse en Champions Cup cette saison (28-21).
"Ce serait stupide de ma part de penser que, parce qu'on les a battus en club, on va les battre en sélection", a tempéré le centre.
"Je ne me fais pas d'illusion là-dessus, mais il y a certaines choses, tactiquement, qu'on peut utiliser, (...) ce ne sont pas des êtres humains différents quand ils jouent pour la France ou quand ils jouent pour Toulouse", a-t-il déclaré.
Interrogé sur la présence de deux créateurs comme Antoine Dupont côté français et Finn Russell pour le XV du Chardon, Tuipulotu a indiqué qu'il s'agissait de "deux joueurs au sommet de leur art, ils peuvent faire des choses sur un terrain que personne d'autre sur la planète ne peut faire", notant également que le demi d'ouverture des Bleus Matthieu "Jalibert joue un rugby incroyable" cette saison.
