L'Italie capable de battre le Top 10
"Dans le rugby mondial, (...) il y a deux nations qui sont en train d'émerger. Une qui a commencé un peu avant l'Italie, c'est l'Argentine. Et aujourd'hui il y a clairement l'Italie, en train de prendre une position forte dans le rugby mondial. (...) C'est vraiment une réussite. En plus c'est un pays latin. Donc on est deux nations latines à pouvoir matcher. Pour moi l'Italie, c'est une équipe qui peut gagner le Tournoi des Six Nations. C'est une équipe qui peut battre toutes les équipes du top 10 mondial. Et c'est vraiment heureux pour le rugby mondial. Et c'est ce que voulait World Rugby. Et pour le Tournoi des Six Nations, n'en parlons pas. À une époque, j'entendais dire qu'il fallait qu'ils sortent du tournoi. Là, heureusement qu'on les a, parce qu'ils ouvrent le champ des possibles."
Flament-Meafou, au nom de la concurrence
"On a essayé d'ouvrir l'équipe de France à la concurrence, à l'émulation, à la compétition interne. Il y a aussi un souci de gestion de la fraîcheur sur la compétition (...) Là, on a l'opportunité de bouger un peu les lignes sans bouger l'organisation, sans bouger la stratégie. Et en profitant de notre travail, puisque Thibaud (Flament) nous a rejoints la semaine dernière et Manny (Meafou) est avec nous depuis le début. Ce sont des joueurs frais, qui ont peu de temps de jeu, qui ont de l'expérience avec nous maintenant. Manny, ça fait deux ans qu'on le sélectionne, Thibaud un peu plus. On fait un léger turnover au niveau du cinq de départ, sachant qu'on va retrouver Charles Ollivon et Mickaël Guillard avec les finisseurs. Quand je regarde le départ, je regarde aussi la fin, l'équilibre finisseurs-starters."
La mêlée, "de la force et de la précision"
"L'Italie a montré une puissance collective, une compétence collective sur la mêlée. Et pas que depuis le début du tournoi, depuis un certain temps. Il y a vraiment une force collective autour de la mêlée chez les Italiens. Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a dans ce paquet d'avants (du XV de France) des joueurs qui jouent aussi ensemble en club. La mêlée, c'est des habitudes, c'est subtil, c'est des sensations, des ressentis, des liaisons. C'est une affaire de force bien sûr, mais de précision. Et là on retrouve, dans le huit de départ, six joueurs qui jouent dans le même club à Toulouse (...) Et les circonstances font que Peato (Mauvaka), Rodrigue (Neti) et Georges-Henri (Colombe), la première ligne remplaçante, jouent aussi dans le même club et ont aussi l'habitude de travailler ensemble. Donc ça compte."
Les bancs en 7-1 ou 5-3 toujours possibles
"L'idée" avec ce banc en 7-1 contre l'Italie, l'Irlande et l'Écosse dans le Tournoi 2025, "c'était de secouer cette équipe, de re-challenger notre dynamique. Pour avoir de la présence dans le combat pendant 80 minutes, il faut de l'énergie, il faut de la forme. On avait quasiment essayé de construire deux paquets d'avants. Ce que je retiens de cette expérience-là, c'est que l'équipe a répondu. On sait très bien qu'il n'y a qu'une chose qui compte, c'est le résultat de la décision. Pour le moment, on ne ressent pas le besoin de basculer sur une feuille de match comme celle-là. Mais on ne se l'enlève pas. Ça peut évoluer. On n'est pas revenu sur du 5-3 depuis longtemps, mais c'est aussi une possibilité."
