"Etre relâché le plus possible", Ramos raconte la pénalité du titre

Thomas Ramos effectuant son tour d'honneur après la victoire de la France au Tournoi des Six Nations.
Thomas Ramos effectuant son tour d'honneur après la victoire de la France au Tournoi des Six Nations.REUTERS/Gonzalo Fuentes

"Il ne faut surtout pas le forcer, essayer d'être relâché le plus possible", après la victoire ce samedi contre l'Angleterre (48-46), le meilleur buteur des Bleus Thomas Ramos a raconté sa pénalité des 45 mètres qui a offert le Tournoi aux Bleus après la sirène.

"J'ai vu un avantage, j'ai dit à un moment, à Toto (Antoine Dupont, NDLR) 'arrête de jouer, c'est bon, on va taper les points'. En tant que buteur je pense qu'on aime ces moments aussi parce que le palpitant il est à son max", a commencé le buteur en zone mixte.

Viennent ensuite deux longues minutes entre l'arrêt du jeu et sa tentative. "L'arbitre nous dit qu'il y a deux marques, mais plus ça allait, plus il les décalait à droite, à gauche. Ensuite, il y a Itoje (capitaine anglais NDLR) qui y est allé au bluff aussi. J'ai essayé de me désintéresser un peu de tout ça pour rester dans ma bulle et j'ai laissé les gros bras gérer ça (rire)".

"A partir du moment où Matthieu (Jalibert) me donne le ballon, où William Servat m'apporte le tee, je sais ce que j'ai à faire (...). Aujourd'hui je suis très heureux de toutes les années où j'ai travaillé, parfois avec un prépa mental, ou m'entraîner avec des jeunes et faire plein de concours avec eux. Je pense que sur des moments comme ça, ça joue", a expliqué le joueur de 30 ans.

"Dans ma routine je vais souvent assez vite (...) plus de temps tu mets à la taper, plus de temps tu gamberges. J'avais envie de bien traverser mon ballon, c'était la seule chose que je m'étais dit. C'était le 80e, un peu de fatigue, mais je sais que j'ai la puissance de cette distance. Pour bien réussir un coup de pied à ce moment-là il ne faut surtout pas le forcer, essayer d'être relâché le plus possible", selon l'arrière du Stade toulousain.

"Il me tarde de revoir les images parce qu'il y a plusieurs mecs qui m'ont dit que je rigolais, il y en a même un qui m'a dit que j'avais dit yes avant même de taper, mais je ne me souviens pas de ça (...) J'ai senti aussi beaucoup de confiance de la part de mes coéquipiers, je n'ai pas ressenti de stress de leur part sur mes épaules. Il y a juste Matthieu qui m'a donné le ballon, Toto qui m'a dit 'à toi' et puis c'est tout".