Si chez les hommes, en l'absence d'un certain Teddy Riner, il n'y avait aucun engagé chez les +100 kg, l'affaire était différente chez les femmes. La catégorie des +78 kg offrait deux magnifiques chances de médaille, entre l'éphémère n°1 mondiale Léa Fontaine et l'ancienne championne du monde Romane Dicko.
Mais la première a rapidement déchanté. Après un premier combat maîtrisé, elle s'est totalement fait surprendre puis immobiliser par la Russe Mariia Ivanova dès les 8e de finale. Un échec retentissant et pas de médaille pour Léa Fontaine, qui avait pourtant de hautes ambitions.
Romane Dicko, argent content ?
Romane Dicko, elle aussi, a maîtrisé son premier tour. Mais en 8e de finale, elle n'est pas tombée dans le piège de l'ancienne médaillée mondiale par équipes Iriskhon Kurbanbaeva. Une immobilisation nette et sans bavure et une place en quarts de finale, comme attendu.
À ce stade, elle retrouvait Helena Vuković, contre qui elle n'avait jamais perdu en carrière. Et elle n'a pas traîné pour continuer la série. Un waza-ari, puis un deuxième, moins de 80 secondes de combat : direction le dernier carré contre… Mariia Ivanova. Là encore, sa supériorité était évidente, et elle maîtrisait la Russe sans coup férir : direction la finale.
Face à elle, Lee Hyeon-ji, médaillée de bronze mondiale l'an dernier : une première confrontation en carrière de facto incertaine. Mais la Sud-Coréenne, star annoncée de la catégorie, tenait son rang et, après une phase durant laquelle la Française tentait tout ce qui était possible pour la déstabiliser, la foudroyait via waza-ari + immobilisation.
Médaille d'argent donc pour Romane Dicko : cela fait, en attendant la compétition par équipes, quatre podiums pour la délégation française qui visait... quatre titres. Il y aura beaucoup à dire en faisant le bilan.
