Rogers et Watkins, les supersubs d'Aston Villa qui peuvent faire la différence contre l'Argentine

Ollie Watkins et Morgan Rogers avec la sélection anglaise.
Ollie Watkins et Morgan Rogers avec la sélection anglaise.JUSTIN SETTERFIELD / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP

Ce mercredi, l'Angleterre affronte l'Argentine en 1/2 finale de Coupe du monde. En difficulté face au but, les joueurs s'en remettent à Harry Kane ou Jude Bellingham. Mais, il se pourrait bien qu'Ollie Watkins et Morgan Rogers changent la donne dans ce match.

"Rogers a franchi un cap incroyable dans ce rôle totalement nouveau, il est absolument exceptionnel." Thomas Tuchel est apparu très satisfait de la progression de son milieu offensif après le match contre la Norvège. Survenu en fin de match (89e), le Villan a redynamisé le jeu et permis des changements tactiques pour arracher la prolongation. 

Ce mercredi, il pourrait encore faire la différence face à l'Albiceleste. Au rendez-vous en cas de manque d'efficacité ou de précision, Ollie Watkins pourrait également faire des malheurs devant un gardien qu'il ne connaît que trop bien : Emiliano Martinez.

Morgan Rogers : un atout de taille pour un joueur en vogue

Il est l'un de ceux qui vont défrayer la chronique après la Coupe du monde. Rogers, milieu de terrain d'Aston Villa, a réalisé une solide saison sous les ordres d'Unai Emery. Avec 10 buts et 6 passes décisives en 37 matchs de Premier League, et 3 buts pour 5 passes décisives en Ligue Europa, il a su accompagner son équipe tout au long de l'année. 

Pourtant, il n'a pas vraiment été utilisé dans cette Coupe du monde. Thomas Tuchel préférant un 4-2-3-1 et faire appel à Jude Bellingham au lieu du Villan, Rogers ne s'est contenté que du match face au Panama pour grappiller 90 minutes de jeu. Mais, bien que la concurrence soit rude, il semblerait que l'Allemand ait trouvé une autre utilité à son joueur.

Habituellement placé en n°10, celui-ci a été replacé en n°8 lors de son entrée en jeu contre la Norvège.  Le schéma étant différent de celui abordé en début de match, il a pu non seulement apporter de la fraicheur, mais aussi une véritable alternative au milieu de terrain. Son impact a été rapide. Dès la 93e minute, l'Angleterre a arraché la prolongation. 

Prêt à aider ses coéquipiers ou bien les pousser vers l'avant - comme cela a été le cas pour Elliot Anderson, le joueur apporte une solution joker lorsqu'il est question de tout tenter. Et c'est bien ce que Tuchel exploitera.

En cas de progression via son triangle de passes offensif, l'Argentine pourra aussi être stoppée par les retours défensifs de Rogers. Un véritable supersub, lequel est estimé à 140 millions d'euros si un club souhaite l'acheter cet été.

Ollie Watkins : le second Kane

Lui n'a pu jouer que six minutes durant tout le Mondial. Et, cela n'a été que contre le Panama. L'avant-centre d'Aston Villa a beau avoir complété une bonne saison en club (16 buts, 3 passes décisives en 37 matchs de PL), il le sait : il passe derrière Harry Kane

Il faut dire qu'en pur n°9, il possède des caractéristiques similaires à son compatriote. Finisseur efficace et bon renard des surfaces, le joueur de 30 ans sait aussi reprendre de bons ballons de la tête. Il est même un attaquant salué pour son jeu aérien. Une alternative importante quand la situation peut s'avérer être compliquée à débloquer. Il l'est d'autant plus face à un gardien qu'il connaît bien.

Très en forme avant la compétition, l'Anglais a rongé son frein sur le banc depuis le début de celle-ci. L'énergie qu'il pourrait donc aussi amener est importante. Notamment contre une équipe comme l'Argentine, laquelle a déjà dû disputer deux prolongations. 

Un but propulsant les Three Lions en finale de Coupe du monde lui vaudrait aussi les honneurs des fans, et une belle reconnaissance au sein de l'équipe. Mais pour cela, il faudrait déjà pouvoir être sur le terrain.