"Le vrai problème, c'est que quand on est trop motivé, on est trop dans le stress, on est trop impacté et on se perd dans le truc. Ma vie ? Ça n'a pas été une question de chercher plus d'énergie, c'est plutôt comment travailler pour créer les conditions à l'intérieur de moi-même pour mieux me soutenir", a dit en français à plusieurs médias, dont l'AFP, l'ouvreur champion du monde en 2003.
"Le meilleur coéquipier, c'est pas juste pousser, pousser, pousser, donner plus. C'est de savoir quand il faut pousser, mais aussi quand il faut dire 'ok allez tranquille, prends du temps, patience'", a-t-il illustré en marge d'un évènement co-organisé à Paris par la Ligue nationale de rugby et la Société générale.
La santé mentale "est devenue très, très importante. Cela existait à mon époque, mais le problème c'est que c'était mis à part de la mentalité de performance. Ce que j'ai fait dans ma vie, j'ai mis les deux ensemble", a dit le buteur qui a terminé sa carrière à Toulon, une expérience qui "l'a beaucoup aidé".
Sur la Rade (2009-2014), "j'ai pris une décision. Avant, je voulais tout contrôler et pas explorer. Or, explorer ça veut dire évoluer. C'est quelque chose que j'essaie de partager dans le travail que je fais dans le rugby et dans le monde du sport".
"Beaucoup de gens souffrent" autour de problématiques liées à la santé mentale, "il faut les soutenir", a lancé l'ancienne légende du rugby anglais.
En avril 2024, dans une consultation auprès de 1 885 sportifs de haut niveau âgés de 16 à 25 ans réalisée pour la fondation FondaMental, près d'un sur cinq avaient exprimé un mal-être.
De retour mi-mars après un mois d'absence, le manager du RC Toulon Pierre Mignoni a évoqué "une décompensation", ajoutant : "Mon corps m'a lâché".
