Pour la saison 2022 de ski alpin, Alexis Pinturault cherche le renouveau

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Pour la saison 2022 de ski alpin, Alexis Pinturault cherche le renouveau
Pour la saison 2022 de ski alpin, Alexis Pinturault cherche le renouveau
Pour la saison 2022 de ski alpin, Alexis Pinturault cherche le renouveau
Profimedia
"Je pars d'une feuille blanche." Fantomatique lors d'une dernière saison achevée sans victoire ni médaille olympique, Alexis Pinturault espère rebondir cet hiver avec un nouvel entraîneur et l'objectif d'être performant chez lui aux Mondiaux de Courchevel et Méribel en février 2023.

"Je ne parvenais pas à me projeter sur le circuit, même pas de quelques mois dans le futur. J'avais vraiment besoin d'un bilan, que je n'avais pas fait en 2021. Je n'avais pas pris le temps donc j'ai passé la saison avec la tête sous l'eau, sans jamais revenir à la surface", a expliqué à l'AFP le skieur de 31 ans, après avoir insisté tout l'hiver dernier sur son usure physique et mentale.

Dimanche, il est attendu sur le géant de Sölden (Autriche), la course de reprise traditionnelle du circuit, qu'il a déjà remporté à deux reprises (2016 et 2019).

"Je n'ai pas eu de victoire l'année dernière, ça ne m'était pas arrivé depuis dix ans, ce qui fait que je suis dans une situation nouvelle. Je n'avais plus beaucoup de base technique après ma saison, je reprends de zéro. J'ai beaucoup à faire", a ajouté Pinturault, tombé de haut après avoir décroché le gros globe de cristal au printemps 2021.

Préparation mentale

Premier changement, son entraîneur principal Fabien Munier a quitté au printemps la structure personnelle du skieur, laissant la place à un autre Français, Stéphane Quittet, qui avait déjà côtoyé Pinturault de 2010 à 2015 avec l'équipe de France.

"Il m'a appelé au printemps. Je m'attendais à trouver quelqu'un de plus usé, fatigué, mais non. Il a déjà switché, il a une envie de dingue", a assuré le coach à l'AFP. Le technicien s'est éloigné quelques années du ski de haut niveau pour se former en préparation mentale, un aspect que "Pintu" a décidé d'intégrer à son entraînement.

"On a beaucoup échangé, je m'attendais à devoir travailler sur l'envie, mais non. Il a fait ça tout seul. Mentalement, il est hors norme. La préparation mentale, c'est souvent faire prendre conscience aux athlètes de ce qu'ils ont déjà. Et il a des armes qui sont là."

"Les objectifs, j'arrive à me les fixer, c'est revenu de moi-même", confirme Pinturault. "Dans un deuxième temps, il y a eu un travail de préparation mentale avec 'Titou' (le surnom de Quittet, NDLR). Je veux améliorer des points, ne pas retomber dans la routine qui tue."

"Je continue parce que je m'amuse dans ce que je fais, parce que je continue à être épanoui dans mon sport. C'était la grosse question du printemps. Si j'avais perdu ces deux aspects-là, ça aurait été le moment d'arrêter", a ajouté le Savoyard qui se projette désormais jusqu'aux Jeux olympiques de Milan et Cortina d'Ampezzo en 2026.

"Resté jeune"

Côté corps, cette machine à skier reste opérationnelle, malgré les deux mois de pause au printemps pour se ressourcer, une coupure exceptionnellement longue. "Physiquement, il est resté jeune. Il n'a pas de douleur, un physique qui fonctionne de façon incroyable, c'est un atout. Je ne le trouve pas du tout vieilli", confirme son entraîneur.

L'équipe qui entoure le champion du monde 2019 du combiné s'est encore étoffée, avec l'arrivée de deux techniciens (qui préparent son matériel) de son équipementier pour remplacer l'Autrichien Guntram Mathis, qui travaillait seul.

Cet hiver, le Savoyard a l'opportunité unique de disputer à domicile les Championnats du monde, co-organisés par sa station de Courchevel. Avec un lourd programme déjà établi : combiné, super-G, parallèle et slalom, mais pas de parallèle par équipe. "Je voudrais bien clamer que je veux être champion du monde à la maison. Mais il faut être réaliste. Je veux d'abord construire en retrouvant la victoire avant d'y penser", a lancé Pinturault, prudent, à la recherche du renouveau.

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