Les Écossais décrocheront leur première Triple Couronne depuis 1990 s’ils parviennent à battre l'Irlande lors de la dernière journée du tournoi.
Un succès à Dublin les placerait également en lice pour le titre, à condition que le résultat du match entre la France et l'Angleterre lors de la dernière rencontre du tournoi samedi leur soit favorable.
L'Écosse n’a jamais été sacrée championne depuis que le tournoi est devenu le Tournoi des Six Nations, son dernier sacre remontant à 1999, lorsque les Dark Blues avaient remporté la dernière édition du Tournoi des Cinq Nations.
Ils n’ont pas du tout semblé prétendants au titre lors de leur défaite catastrophique lors de la première journée à l’extérieur face à l'Italie.
Mais les hommes de Gregor Townsend se sont relancés grâce à trois victoires consécutives contre l’Angleterre, le Pays de Galles et la France.
La victoire spectaculaire 50-40 contre les Français le week-end dernier à Murrayfield, qui a mis fin aux espoirs de Grand Chelem des champions en titre, est saluée comme l’une des meilleures prestations de l’Écosse à l’ère professionnelle du rugby à XV.
"Sur certains aspects, nous avons traversé l’enfer ensemble", a confié Sione Tuipulotu lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi.
"Ma force, ou celle de l’équipe, vient aussi des épreuves que nous avons traversées. Être résilients dans ces moments-là, c’est ce qui me donne le plus confiance pour que nous soyons la meilleure version de nous-mêmes demain".
Mais pour enfin décrocher un trophée tant attendu, l’Écosse doit mettre fin à une série de 11 défaites consécutives face à l’Irlande toutes compétitions confondues.
"Agir selon sa conviction"
"Je suis déjà venu à l’Aviva par le passé, où c’était peut-être davantage de l’espoir que de l’attente", a ajouté Tuipulotu. "Et c’est aussi à leur crédit (l’Irlande), vu le type d’équipe qu’ils sont".
Mais le joueur de 29 ans assure que l’Écosse est aujourd’hui bien plus sûre d’elle.
"Nous croyons en nous. Nous avons construit cette confiance au sein du groupe, mais il faut maintenant la mettre en pratique. Nous en avons parlé toute la semaine, et maintenant il est temps de passer à l’action".
Seuls trois joueurs du groupe écossais retenu pour le match — Huw Jones, Finn Russell et Zander Fagerson — savent ce que c’est de battre l’Irlande.
Ce trio avait débuté lors du succès 27-22 dans le Tournoi des Six Nations à Murrayfield en 2017, qui reste la dernière victoire écossaise dans cette affiche.
Mais Tuipulotu, qui a fait ses débuts en sélection en 2021, estime : "Je pense que c’est davantage une pression pour eux (l’Irlande) que pour nous. Ils ne veulent pas être l’équipe qui met fin à leur série... Ils méritent la pression d’être favoris dans ce match, vu ce qu’ils ont accompli par le passé".
