Nos tops et nos flops de la CAN 2025

Mané célébré par ses coéquipiers.
Mané célébré par ses coéquipiers.SEBASTIEN BOZON/AFP

La CAN 2025 s'est achevée dans le tumulte d'une finale au scenario improbable. Voici nos tops et nos flops de la compétition.

Tops

Sadio Mané

Lui y a cru et n'a pas baissé les bras. Lui n'a pas voulu sortir du terrain, convaincu que ce penalty n'allait pas être transformé. Sadio Mané voulait sa deuxième étoile pour son tout dernier match de Coupe d'Afrique des Nations. Il a été exaucé. Par son jeu qui lui a valu le titre de MVP, mais encore plus par son leadership, son intelligence au milieu du chaos. L'incarnation des Lions de la Téranga. 

La finale

Fermée à double tour, la finale a pris un tournant mythique avec ce penalty sifflé après appel de la VAR et cette Panenka loupée de Brahim Díaz. Ce Sénégal-Maroc est tombé dans la 4e dimension pour entrer au panthéon. Le déluge qui s'est abattu sur Rabat a amplifié ce côté agonique et amplifié le désarroi marocain et la joie sénégalaise. 

Les pelouses marocaines

Les pelouses africaines sont souvent pointées du doigt, voire moquées. Au Maroc, le gazon a été globalement excellent, malgré les intempéries. Un bon point pour le spectacle et la qualité de la compétition. Cela a empêché les surprises, d'autant que les favoris n'ont pas déçu car les 1/4 de finale ont été 4 chocs. En vue du Mondial 2030, l'examen de passage est amplement réussi. 

Brahim Díaz jusqu'à la Panenka

Pendant que le Real Madrid traversait des jours délicats, Brahim Díaz jouait sur coussin d'air. Cinq buts et deux passes décisives en 6 matches jusqu'à la finale : c'était du très lourd. Si son match contre le Sénégal n'a pas été sensationnel, c'est lui qui a provoqué le penalty à la dernière seconde. Son état de grâce s'est arrêté là, au pire moment possible pour lui comme pour les Lions de l'Atlas. 

Les défenses

Plus la compétition a avancé, plus les défenses ont serré les rangs. Jusqu'à la finale, le Maroc n'avait encaissé aucun but dans le jeu, Lassina Sinayoko ayant marqué sur penalty avec le Mali lors du deuxième match de groupe. Le Sénégal n'en a pris que 2 et une fois passée l'ouverture du score précoce du Soudan en 1/8 de finale, les Lions de la Téranga ont installé des barbelés, même en finale malgré l'absence de Kalidou Koulibaly

Le Nigéria a même réalisé un petit exploit : disputer les 4 matches à élimination directe sans encaisser le moindre but

Finalement, seul le 1/4 de finale entre l'Egypte et la Côte d'Ivoire a été riche en buts (3-2), tandis qu'à peine deux 1/8 de finale se sont achevés sur des écarts supérieurs à deux buts (Côte d'Ivoire-Burkina Faso 3-0 et Nigeria-Mozambique 4-0). 

Flops

L'arbitrage

Mis sous tension tout au long de la compétition, accusé de complaisance avec le Maroc, pays hôte, l'arbitrage a achevé cette CAN sur une fausse note, ce penalty décidé conjointement par l'arbitre du centre et la VAR. L'accrochage n'était assurément pas assez important pour justifier une telle prise de risques, alors que la rencontre s'était disputée dans de bonnes conditions. L'arbitre a été totalement débordé par les événements, tout comme les officiels. 

Les stades vides

Dans un pays aussi passionné de football, voir des tribunes aussi vides pendant la phase de groupes a été très décevant. Était-ce le temps, le prix des places ou tout simplement les affiches ? Quoi qu'il en soit, le manque d'engouement a suscité des polémiques, d'autant que les autorités ont dû ouvrir les portes gratuitement après 20 minutes de jeu. 

Le Gabon

Passé proche de disputer les barrages de la prochaine Coupe du monde, le Gabon a été écarté dès la phase de groupe. Avec un Pierre-Emerick arrivé sur une jambe et libéré avant un troisième match sans enjeu, les Panthères n'ont collectivement pas été au niveau escompté. Le capitaine et Bruno Écuélé-Manga ont été sanctionnés, avant d'être graciés suite à un remaniement ministérien réalisé début janvier. "Je pense que les problèmes de l'équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis", a twitté le Marseillais.

La Tunisie

Après la défaite en 1/8 de finale contre le Mali, Hannibal Mejbri n'a pu retenir sa frustration quant au niveau affiché par les Aigles de Carthage tout au long de la compétition. Sans surprise, Sami Trabelsi a été débarqué, remplacé quelques jours plus tard par Sabri Lamouchi. Il dispose de 5 mois avant le premier match contre le Japon pour restaurer la confiance et une partie du jeu. 

Riyad Mahrez

Le héros de la CAN 2019 a commencé avec en trois buts en deux matches qui ont rapidement qualifié l'Algérie pour les 1/8 de finale. Ensuite, il s'est éteint. Désormais, l'idole est devenue une cible privilégiée des critiques. C'est le lot des joueurs différentiels, le propre même de ceux qui ont été adulés avant de décliner. Mais ce serait oublier un peu vite que c'est collectivement que l'Algérie a déçu, avec une élimination terriblement logique contre le Nigeria (2-0).