"Je suis extrêmement touché comme, je pense, l'ensemble d'entre nous. Ça me donne la chair de poule parce qu'on n'a pas envie de voir ça sur un terrain de foot. (...) J'espère de toute ma vie, qu'on ne reverra plus jamais ça sur un terrain", a avancé Zidane au siège de la Fédération à Paris, lors de l'annonce de la liste des joueurs pour deux matches de Ligue des nations face à l'Italie et la Turquie.
Le joueur de 30 ans avait été percuté lundi dans les airs par le gardien du club d'Andorre, Jesus Owono. Les joueurs à proximité avaient immédiatement appelé les secours et Jesus de Miguel avait été évacué en urgence à l'hôpital de Tenerife, où il avait dans un premier temps été pris en charge dans un "état stable, bien que grave".
Victime d'un arrêt cardiorespiratoire, selon la presse locale mardi, il n'a pas survécu au choc malgré plusieurs heures passées en soins intensifs, où son état a "empiré d'un point de vue neurologique", selon son club. Le sélectionneur français a affirmé que ce drame, qui a bouleversé le monde du football, n'allait pas changer la manière dont il allait demander à ses joueurs d'aborder les duels.
"Je suis triste de ce qui est arrivé, surtout triste pour la famille parce qu'on n'a pas envie de voir ça", a-t-il tout de même précisé. L'AFE, le syndicat des footballeurs espagnols, a demandé jeudi, le jour des funérailles du joueur, le report de toutes les rencontres professionnelles du week-end, en signe "de respect" et "d'humanité".
Plusieurs rencontres ont été reportées cette semaine, notamment en Coupe du Roi et Coupe de la Reine, ainsi que celles de Tenerife, Andorre et Castellon (l'ancien club de De Miguel) prévues ce week-end en deuxième division espagnole.
