Mise en examen d'un rugbyman amateur pour violences volontaires

Mise en examen d'un rugbyman amateur pour violences volontaires
Mise en examen d'un rugbyman amateur pour violences volontairesPhoto par MATTHIEU MIRVILLE / MATTHIEU MIRVILLE / DPPI VIA AFP

Le rugbyman amateur ayant grièvement blessé un joueur de l'équipe adverse en Aveyron a été mis en examen mardi pour "violences volontaires", a annoncé le procureur de Rodez, alors que l'état de santé de la victime connaît "une légère amélioration" selon la Ligue d'Occitanie.

Ce joueur de l'équipe réserve de Maureilhan-Montady (Hérault), né en 2005, "a été mis en examen ce jour sous la qualification de violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente", a indiqué le procureur Nicolas Rigot-Muller, selon lequel l'état du blessé est désormais "stable".

"La juge des libertés et de la détention a été saisie d’une demande de placement en détention provisoire. Elle a décidé d’un placement sous contrôle judiciaire comportant des obligations de pointage hebdomadaire et de soins psychologiques", poursuit le procureur, dans un communiqué, précisant que le mis en cause aura interdiction "de se rendre dans tous les clubs de rugby" et d'"entrer en contact avec les joueurs des deux équipes".

Il avait été placé dimanche après-midi en garde à vue, accusé d'avoir asséné un violent coup de poing à son adversaire, né en 2002 et évoluant dans l'équipe réserve de Séverac (Aveyron), où se disputait cette rencontre de Régionale 2. L'état de santé de la victime avait très vite suscité l'inquiétude, amenant à son transfert vers Montpellier puis au centre hospitalier de Purpan à Toulouse.

"Le pronostic vital du blessé, engagé au départ, semble levé ce (mardi) matin, avec une légère amélioration de son état de santé, à la satisfaction de tous", a souligné le président de la Ligue d'Occitanie de rugby Joël Castany, dans un communiqué diffusé mardi à la mi-journée, soulignant qu'une "cellule psychologique de la FFR est à disposition" des deux clubs concernés.

"L'émotion passée, la froideur de gestion reprendra ses droits ; il y aura un avant et un après", a ajouté le dirigeant. La Fédération française de rugby avait annoncé lundi "se porter partie civile dans le cadre de la procédure judiciaire en cours".