Lors d'une compétition à Shenzhen (Chine) vendredi, McEvoy, 31 ans, a amélioré de 3/100e le vieux record du monde du 50 m nage libre, qui appartenait depuis 2009 au Brésilien Cesar Cielo. Ce record datait de l'époque des combinaisons en polyuréthane, interdites depuis 2010.
"C’est dingue de se dire que pour décrocher un record du monde sans combinaison et sans aucune substance améliorant les performances, en tant qu'athlète propre, la prime est de zéro dollar", a déclaré ce mercredi à la presse depuis sa ville de Brisbane (Australie) le champion olympique et du monde du 50 m nage libre.
Le plot de départ depuis lequel il a battu son record a été signé par l'Australien et sera conservé dans un musée du sport à Shenzhen. Le nageur dit toutefois n'avoir reçu aucune prime, ajoutant qu'on lui avait refusé un contrat de parrainage en raison de son âge.
McEvoy a attribué son record à un entraînement qui privilégie le travail de la force plutôt qu'aux heures passées dans le bassin.
Une voie qui "tranche radicalement" selon lui, avec les prochains Enhanced games prévus à Las Vegas en mai, des Jeux "améliorés" où le dopage sera autorisé et encadré.
Une prime d'un million de dollars est promise à tout athlète qui irait plus vite que le record du monde du 100 m (hommes et femmes) sur piste et du 50 m nage libre (hommes et femmes également).
McEvoy a déclaré qu'il visait désormais les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles et, plus loin encore, les Jeux à domicile de Brisbane en 2032. Il aura alors 38 ans.
"Je pense vraiment que je peux aller plus vite", a-t-il dit.
