Les vice-champions olympiques en titre se sont assurés - grâce aussi à la défaite de la Belgique en Finlande (78-75) dans leur groupe - de prendre part au second tour (à partir d'août) de ces qualifications. Les trois premiers d'un groupe de six obtiendront alors leur ticket pour la prochaine Coupe du monde au Qatar.
Avant cela, il faudra bien terminer le premier acte en juillet, dans une ultime fenêtre contre la Belgique et la Finlande. Le sélectionneur Frédéric Fauthoux pourrait bien compter sur un effectif plus dense encore avec le retour des joueurs d'Euroligue et de NBA. Et pourquoi pas Victor Wembanyama.
"Si Victor dit qu'il veut venir sur les deux fenêtres, alors ce sera avec grand plaisir", a déclaré Fauthoux, satisfait du travail de son groupe jusqu'ici. "On ne sait pas si les mêmes joueurs seront au bout du bout, mais le sérieux qu'ils mettent prouve que l'équipe tient à coeur à tous".
"Wemby", tout comme ses autres compatriotes engagés outre-Atlantique et une partie des joueurs disputant l'Euroligue manquaient à l'appel ce week-end, durant lequel les Bleus ont soufflé le chaud et le froid contre les Hongrois, invaincus avant cette double-confrontation.
Trois jours après avoir été sauvés par un shoot de Sylvain Francisco (74-71) dans les dernières secondes, ils se sont cette fois évité une frayeur en fin de rencontre, malgré un trou d'air dans le troisième quart-temps. "Le bilan est plutôt positif, s'est satisfait Adam Mokoka, on a pu rattraper les erreurs faites il y a deux jours, et on compte deux victoires donc c'est bien pour la suite".
"On a su se ressaisir"
Les Français avaient peut-être fait le plus dur au coeur d'une première période plaisante, où leur adresse à trois points (9/15) ou encore leur sérieux en défense ont permis de faire la différence. Comptant sur le retour pour ce match d'Elie Okobo (tout comme celui de Jaylen Hoard), l'apport du capitaine Sylvain Francisco (15 points à la pause) et du bon début de match de Mokoka, ils ont très vite pris le large au point de mener de plus de 20 points avant la pause (55-35).
Autre grande satisfaction du jour, Amine Noua (21 points), qui a été l'un des facteurs réussite en terminant meilleur marqueur, quand Petr Cornelie s'est offert quelques minutes de grâce entre contre et alley-oop réussis devant son ancien public.
Encore fallait-il conserver cet écart au retour des vestiaires. Surtout quand on sait que les Français s'étaient fait surprendre par la Finlande en fin de rencontre en décembre, et ont bien failli en faire de même vendredi soir.
Frédéric Fauthoux y est d'ailleurs allé de son temps-mort en voyant ses joueurs quelque peu perdre le fil de la rencontre, durant laquelle la Hongrie de Zoltan Perl (18 points) est revenue à 10 points (67-57) à moins de deux minutes de la fin du troisième quart-temps.
"On aimerait que les coups de moins bien disparaissent, a admis Fauthoux, mais on est tombé dans leur faux rythme. On a su se ressaisir et je trouve qu'on a bien joué les trois quarts du temps". Et cette fois, pas besoin de sauveur.
