Les 5 stars internationales à suivre pendant les JO d'hiver de Milan-Cortina

Lindsey Vonn
Lindsey VonnREUTERS/Gintare Karpaviciute

Il ne s'agit pas uniquement de performances : il s'agit aussi de charisme. Outre leurs chances de devenir champion olympique à Milan-Cortina, ces athlètes représentent plus que leur sport. Voici nos 5 stars de ces JO italiens.

Lindsey Vonn

La quarantaine rugissante, Lindsey Vonn est une légende absolue du ski alpin. Plus connue du grand public que Mikaela Shiffrin, notamment pour son idylle avec Tiger Woods, la native du Minnesota est revenue à la compétition en 2024 après 5 ans d'absence. En vue : les JO de Milan-Cortina.

Championne olympique de descente à Vancouver en 2010 puis 3e à Pyeongchang en 2018, Vonn s'est lancée dans un pari insensé. Mais à 41 ans, malgré l'âge, la concurrence, les blessures au genou (2007, deux fois en 2013, 2016, 2019), elle a gagné deux fois cette saison, à Saint-Moritz et Zauchensee, et ajouté 3 podiums. De quoi être largement en tête du classement général de la discipline (144 points d'avance sur l'Allemande Emma Aicher) et de figurer tout en haut de la liste des favorites pour le titre olympique. 

Problème : lors de la dernière descente à Crans-Montana, dans des conditions inadaptées, Vonn a chuté et s'est lourdement blessée au genou, ménisque compris. Même pas peur : l'Américaine portera une attelle et s'élancera dimanche pour un défi encore plus fou qu'au départ. 

Eileen Gu

Faire la une de Vogue et de Time est un bon indicateur de sa place dans son domaine d'activité. Sino-américaine, Eileen Gu n'a que 22 ans mais elle est déjà double championne olympique, double championne du monde et 3 fois lauréate des X Games. 

Native de San Francisco, elle représente la Chine, le pays de sa mère, depuis 2019 et après avoir été titrée lors des JO de Pékin, inutile de préciser que sa popularité est encore montée d'un cran. Issue d'une famille proche du pouvoir chinois (sa grand-mère maternelle était ingérieure électrique en chef au ministère du logement et du développement urbain-rural), Gu a suivi les pas de sa mère à l'université de Stanford. Cela peut sembler futile et anecdotique, mais ça ne l'est pas : elle a même fait partie du Bal des débutantes de Paris en 2022, un événement caritatif ultra-sélect. 

La "Frog Princess", surnom hérité de la couleur verte de son casque lors d'une compétition, compte un nombre incalculable de sponsors qui fait d'elle l'une des trois sportives les mieux payées au monde pour Forbes. 

En 2022, elle a remporté l'or en big air et en halfpipe et a pris l'argent en slopestyle, ce qui a fait d'elle la triple médaillée olympique la plus jeune de l'Histoire. 

Lucas Pinheiro Braaten

Si le patron du ski alpin masculin est Marco Odermatt, la star du cirque blanc est le Brésilo-Norvégien. Grande et belle gueule, Lucas Pinheiro Braaten a arrêté sa carrière en 2023, mécontent du traitement reçu de la part de la fédération norvégienne. À ce moment, il était tout de même champion du monde de slalom, titre agrémenté de 3 succès en Coupe du monde et 4 autres podiums. 

Un an plus tard, il est revenu pour représenter le pays de sa mère : le Brésil. Cinq podiums en 2024-2025, quelques pas de samba pour réchauffer l'atmosphère, et puis la victoire d'entrée à Levi en novembre dernier. Deuxième à Alta Badia et Adelboden en géant, deuxième sur le slalom de Wengen, Pinheiro est un peu plus qu'un outsider mais pas tout à fait un favori. En revanche, s'il y a un skieur qui peut prendre beaucoup de lumière, c'est bien lui. 

Ryoyu Kobayashi

Il a réalisé le rêve inachevé de l'esthète Kazuyoshi Funaki : remporter la Tournée des 4 Tremplins en réalisant le Grand Chelem. À l'image de son aîné, légende par le résultat mais aussi le style dans les airs, Ryoyu Kobayashi a soulevé trois fois l'Aigle d'Or, remporté 3 fois la Coupe du monde et gagné 37 étapes pour 78 podiums en tout.

 Champion olympique sur petit tremplin en 2022, le Japonais a franchi un cap dans la notoriété en devenant une égérie de RedBull. En 2024, la boisson qui donne des ailes lui a construit un tremplin éphémère sur mesure pour battre le record du saut le plus long au monde. Avec 291 mètres (!), il a posé son Telemark 37,5m plus loin que Stefan Kraft alors détenteur du record du monde de vol à ski (battu en 2025 par Domen Prevc avec 254,5 m). Si son saut n'a pas été reconnu officiellement, la performance a fait entrer Kobayashi dans une nouvelle dimension et car il a permis de médiatiser son sport partout dans le monde.

Actuellement deuxième de la Coupe du monde, il est un cran en dessous de Prevc. 

Mikaël Kingsbury

À 33 ans, le Canadien n'a plus rien à prouver avec un titre olympique, 9 titres de champion du monde, 13 gros globes de cristal, 29 petits globes et 100 victoires en Coupe du monde. 

Depuis sa première victoire en Coupe du monde en 2010, le natif de Sainte-Agathe-des-Monts a battu tous les records et surdominé sa discipline, à faire passer Perrine Laffont pour un petit appétit. Le cap des 100 a été atteint à domicile, au Val-Saint-Côme, cette saison. Sans surprise, il a été désigné porte-drapeau. 

Depuis 2014, il est reparti avec une breloque : argent à Sotchi, or à Pyeongchang et argent à Pékin. Il sera donc en lice pour une 4ᵉ médaille olympique. Une démonstration de longévité.