Si la campagne de Ligue des champions du RC Lens avait bien commencé avec ce succès à Prague, la défaite à la maison contre le Sporting avait tempéré les ardeurs nordistes. Du coup, on ne savait pas à quoi s'attendre pour ce court déplacement chez le Club Brugge, qui venait de surcroît de s'imposer de façon rocambolesque sur la pelouse de l'Inter.
Sous la pluie, la rencontre démarrait par un round d'observation. Le match semblait prendre un peu plus de dix minutes pour démarrer, quand Thorgan Hazard cadrait un premier coup franc. Dans la foulée, Franjo Ivanović enroulait une frappe sur le poteau d'un Yann Sommer battu : Lens affichait ses ambitions.
Mais passés ces quelques instants animés, le match retombait dans une certaine torpeur. Avec un supplément interruption à cause de fumigènes au moment où les Belges semblaient enfin décidés à se porter à l'avant. La plus belle occasion était une nouvelle fois lensoise, quand Ivanović se faisait enlever le ballon au moment de shooter avant que Junior Kadile ne bute sur Sommer (41e).
Le portier suisse remportait un nouveau duel contre l'attaquant congolais d'une parade impeccable sur tête. Au final, la première période était lensoise, avec 10 tentatives au total. Mais dominer n'est pas gagner, et au bout des arrêts de jeu, Robin Risser faisait un miracle sur une reprise de Nicolò Tresoldi, mais ne pouvait empêcher Hans Vanaken de pousser le ballon dans le but (1-0).
Naufrage de Lens
Dès la reprise, Sommer s'interposait sur une tentative de Matthieu Udol. Mais encore une fois, le réalisme était belge. Du petit jeu parfaitement léché, et Joaquin Seys se retrouvait seul devant Risser. Une fois encore, le gardien ralentissait le tir, mais ne pouvait empêcher le frappeur de conclure en deux temps (50e).
Lens n'avait plus le choix : il fallait lancer le banc, et en particulier Florian Thauvin. Une entrée qui mettait immédiatement un coup de boost supplémentaire à l'attaque nordiste. Mais l'effet était limité après usage, et on sentait bien que le ressort était cassé, et que même le capitaine n'y pouvait rien. Et la punition finissait par arriver à une quinzaine de minutes du terme quand Carlos Forbs s'en allait seul et crucifiait Risser. Le match était terminé.
Non, ce n'était pas le soir du RC Lens, battu sèchement 3-0 à Bruges. Certes, rien n'est perdu et les Sang et Or ont encore le temps d'aller chercher les points nécessaires à une qualification. Mais il va falloir une très grosse dose de réalisme pour y parvenir, chose qui a fait défaut ce soir.
Homme du match Flashscore : Carlos Forbs



