La juridiction sportive a sanctionné la spécialiste du demi-fond de 23 ans d'une "période d'inéligibilité de deux ans à partir du 8 juillet 2025", a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Le tribunal lausannois l'avait suspendue en septembre dernier, juste avant les Mondiaux de Tokyo, à la demande de l'unité antidopage de la Fédération internationale d'athlétisme (World Athletics), mais cette décision était provisoire, le temps d'étudier le fond du dossier.
Médaillée d'argent à Budapest en 2023, Diribe Welteji a été accusée le 21 mai 2025 par l'agence antidopage éthiopienne d'avoir refusé de fournir un échantillon lors d'un contrôle antidopage hors compétition sans justification.
Mais après une audience tenue le 12 août, la même agence avait conclu que l'athlète n'avait pas violé la réglementation antidopage. Cette décision a fait l'objet d'un appel devant le TAS interjeté par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) de World Athletics, qui réclamait une suspension de quatre années.
L'arbitre unique du TAS a conclu que Welteji avait enfreint la réglementation antidopage, en ayant démontré une "négligence" indigne d'une sportive de "son calibre et de son expérience", selon le communiqué.
Il a aussi reconnu des problèmes de "barrières de langue" au moment de la tentative de prélèvement de l'échantillon avec les personnes chargées de l'effectuer à son domicile, et pris en compte le passé de l'athlète sans aucun écart jusque-là.
Le tribunal en a déduit que l'erreur de l'athlète "n'était pas intentionnelle", d'où le prononcé d'une suspension moins longue que celle demandée par World Athletics.
Cette décision provoque l'annulation de ses résultats obtenus après le 25 février 2025, a précisé le TAS.
Quatrième aux Jeux de Paris en 2024, Diribe Welteji n'a pas couru depuis le 5 juillet 2025 au meeting de Prefontaine Classic à Eugene (Etats-Unis), où elle a réalisé son record personnel en 3 min 51 sec 44, désormais caduque.
