Le relais féminin français écrase tout et remporte l'or olympique !

Quatre Bleues en or !
Quatre Bleues en or !REUTERS/Matthew Childs

Le relais féminin français (Camille Bened, Lou Jeanmonnot, Océane Michelon, Julia Simon) est devenu champion olympique, 34 ans après le sacre de 1992 à Albertville, dans un scenario identique à celui des hommes la veille. La France a remporté les trois relais lors de ces JO 2026 et Simon est devenue la première athlète féminine à gagner trois titres olympiques lors de la même édition.

Programme, résultats et tableau des médailles des Jeux Olympiques sur Flashscore

Au lendemain de la victoire de l'équipe masculine, le relais féminin a écrabouillé la concurrence, malgré un premier passage loupé. C'est dire la supériorité française lors de ces JO. Avec 10 médailles dont 5 en or, et encore les deux mass-start à disputer, le bilan tricolore est tout simplement prodigieux. 

Bened comme Claude

Avec une température de -10 degrés en début de journée et une neige idéale pour glisser, Camille Bened, la remplaçante de Justine Braisaz-Bouchet, qui s'est élancée la première. Arrivée en tête sur le pas de tir du premier couché, elle en est aussi sortie la première, elle qui a une statistique exceptionnelle de 95% de réussite dans cet exercice. En revanche, à l'instar de Fabien Claude la veille, elle a commis trois fautes sur sa salve de 5 balles et, après avoir manqué sa dernière pioche, elle a dû tourner une fois sur l'anneau de pénalité. Improbable. 

Troisième de l'indidvduel en début de JO, la Bulgare Lora Hristova est sortie devant, avec un 10/10 sans pioche derrière la carabine, suivie par la Suédoise Linn Gestblom. Derrière, l'Allemande Julia Tannheimer complétait le podium provisoire. 

Jeanmonnot en patronne

Partie avec 55 secondes de retard sur la Suède qui a passé le relais en tête, Lou Jeanmonnot devait imiter le relais d'Emilien Jacquelin. Seizième, la leader de la Coupe du monde. Pendant qu'Anna Magnusson partait tourner et que Milena Todorova piochait 3 fois, Franziska Preuss a fait le plein. Avec deux pioches, Jeanmonnot est sortie 12e à 45 secondes. Un cran plus bas, c'était au tour de Dorothea Wierer de perdre gros avec un tour de pénalité. 

Excellente sur les skis, la Française a repris près de 15 secondes au moment d'aborder le tir debout. Et avec un plein, elle est sortie en 5e position, à 11 secondes de Juni Arnekleiv. Rattrapée par la pression, Preuss est partie tourner. Dans le dernier tour, c'est Todorova qui a pris les devants, rattrapant Arnekleiv en perdition. C'est la Lettone Baiba Bendika qui a transmis le témoin en tête devant la Bulgare et... Jeanmonnot, revenue dans leurs skis. 

Deuxième du sprint et cinquième de la poursuite, Océane Michelon a attaqué d'emblée. Sans surprise, elle s'est envolée pour arriver seule pour son premier couché. Un plein plus tard, elle confortait son avance avec 28,5 secondes de marge sur Karoline Knotten et Elvira Oeberg. Malgré une faute et donc une pioche au debout, Michelon a quitté le pas de tir avant même que ses rivales n'arrivent. Knotten, Oeberg et la Tchèque Tereza Vibornikova étaient à 45 secondes, l'Allemande Janina Hettich-Walz à 1'11. 

Après un sans-faute au couché, Julia Simon a creusé son écart : 1'02 d'avance sur Hannah Oeberg et 1'11 sur Maren Kirkeeide. Un 5/5 au debout sans trembler et en 18 secondes (!) : les trois biathlètes dans l'aire d'arrivée pouvaient déjà célébrer et attendre leur coéquipière, première Française à remporter 3 titres olympiques la même année et désormais l'égale de Jean-Claude Killy, Martin Fourcade et Quentin Fillon-Maillet

H.Oeberg a conservé l'argent, Kirkeeide a pioché deux fois mais a validé le bronze en conservant 14 secondes de marge sur l'Allemande Vanessa Voigt

Drapeau tricolore à la main, Simon a franchi la ligne comme dans un rêve. La France est sur une autre planète, voire dans une autre galaxie.