Les autorités fiscales argentines (ARCA) enquêtent pour déterminer si l'AFA a illégalement conservé les cotisations retraite de joueurs et d'employés, et omis de payer des impôts entre mars 2024 et septembre 2025, pour un montant d'environ 19 milliards de pesos (environ 11,7 millions d'euros).
"Nous avons rempli nos obligations, c'est fait", a déclaré brièvement M. Tapia à la presse en quittant le tribunal après un peu moins d'une heure d'audition, a constaté l'AFP.
Le trésorier de l'AFA et trois autres dirigeants ont déjà été entendus, et le juge en charge de l'enquête doit désormais décider s'il dispose de suffisamment d'éléments pour procéder à des mises en examen.
L'AFA avait soutenu dans un communiqué n'avoir "aucune dette exigible au titre des obligations fiscales qui ont été invoquées comme fondement de la plainte déposée par l'ARCA".
En soutien à l'AFA, la Ligue de football et les présidents de clubs avaient suspendu la 9e journée du championnat du 5 au 8 mars, reprogrammée en mai.
Outre cette affaire, l'AFA fait l'objet d'une enquête pour blanchiment d'argent présumé, qui lui a valu une perquisition en décembre, au même titre que plusieurs clubs de première division. La fédération avait alors dénoncé une "campagne de diffamation".
Les relations sont tendues depuis longtemps entre Claudio Tapia, homme fort du football argentin à la tête de la fédération depuis 2017, un dirigeant au passé syndical, et le gouvernement du président ultralibéral Javier Milei.
M. Tapia, qui reste auréolé du sacre mondial de l'Albiceleste en 2022, est par exemple foncièrement hostile à l'idée de transformer les clubs argentins de football, traditionnellement des associations de "socios" (membres), en sociétés anonymes sportives ouvertes aux capitaux étrangers, un modèle soutenu par M. Milei.
