A la tête d'une délégation de 46 athlètes, Heraskevych, qui disputera l'épreuve de skeleton à Cortina d'Ampezzo, défilera vendredi soir à Milan en tant que porte-drapeau, avec la patineuse de vitesse Yelyzaveta Sydorko.
"C'est un grand honneur. Pour moi, et plus particulièrement pour l'Ukraine. Je dirais que c'est deux fois plus grand (comme honneur), et c'est donc une très grande responsabilité", a déclaré l'athlète de 27 ans qui disputera ses troisièmes Jeux d'hiver après Pyeongchang en 2018 et Pékin en 2022, peu avant l'offensive russe en Ukraine.
"C'est un symbole très fort pour l'Ukraine, la preuve que nous restons forts et que nous sommes toujours, ici, parmi les meilleures nations, malgré la guerre", a-t-il ajouté.
Originaire de Kiev, il pourra compter durant la compétition sur la présence de son père, qui l'entraîne, mais aussi de sa mère, qui ne se trouve déjà plus en Ukraine. Quant à ses autres proches, il n'est pas sûr qu'ils pourront notamment le voir défiler comme porte-drapeau vendredi soir à Milan.
"J'espère (qu'ils pourront voir la cérémonie, NDLR), s'il y a de l'électricité, parce que c'est une période très difficile, il y a beaucoup de coupures", a-t-il affirmé.
Quatrième aux Mondiaux de Lake Placid (Etats-Unis) en mars 2025, Vladislav Heraskevych croit fort en ses chances de médaille vendredi 13 février à Cortina. A Lake Placid, "j'étais très proche (...), donc oui, l'objectif, c'est d'obtenir une médaille. Et je pense qu'on y arrivera", a dit l'athlète qui s'entraine à l'année en Allemagne ou en Lettonie.
Douzième à Pyeongchang, Heraskevych n'avait pas fait mieux que 18e à Pékin, où il s'était toutefois fait remarquer en brandissant une pancarte "No war" ("pas de guerre") avant le départ d'une course, le 11 février 2022, quelques jours à peine avant le déclenchement de l'offensive russe dans son pays.
