Le pape appelle à respecter la trêve olympique, "instrument d'espérance"

Léon XIV le 18 janvier 2026.
Léon XIV le 18 janvier 2026.VATICAN MEDIA/CPP/HANS LUCAS VIA AFP

Le pape Léon XIV a invité ce vendredi le monde à respecter la trêve olympique, "instrument d'espérance", quelques heures avant l'ouverture officielle des Jeux olympiques de Milan Cortina qui se dérouleront jusqu'au 22 février.

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"J'encourage vivement toutes les nations (...) à redécouvrir et à respecter cet instrument d’espérance qu'est la trêve olympique, symbole et prophétie d'un monde réconcilié", a écrit le pape dans un message.

En novembre, les États membres de l'ONU ont adopté une résolution appelant à la suspension des conflits internationaux pendant les Jeux olympiques, un idéal régulièrement ignoré.

Inspirée d'une tradition grecque millénaire, la trêve olympique est présentée depuis 1993 tous les deux ans à l'ONU par le pays hôte de la prochaine édition des Jeux olympiques.

Le pape américain a par ailleurs rappelé que la trêve "dans la Grèce antique, était un accord visant à suspendre les hostilités avant, pendant et après les Jeux olympiques, afin que les athlètes et les spectateurs puissent voyager librement et que les compétitions se déroulent sans interruption".

Sportif, amateur de tennis et de baseball, Léon XIV a également mis en garde contre certaines dérives liées au sport. "Il est évident que l'argent est nécessaire pour soutenir les activités sportives (...). Les problèmes surviennent lorsque le business devient la motivation principale ou exclusive", écrit-il.

"Même les athlètes de haut niveau et les professionnels, lorsque l'intérêt économique devient l'objectif principal ou exclusif, risquent de se concentrer sur eux-mêmes et sur leur performance, affaiblissant ainsi la dimension communautaire du jeu et trahissant sa valeur sociale et civile", estime le souverain pontife.

Léon XIV rejette également toute utilisation des "grands évènements sportifs" comme des "tribunes pour l'affirmation d'intérêts politiques ou idéologiques".

"Lorsque le sport est soumis à des logiques de pouvoir, de propagande ou de suprématie nationale, sa vocation universelle est trahie", assure-t-il.