Le nouveau procès Maradona repoussé à mi-avril

Le nouveau procès Maradona repoussé à mi-avril
Le nouveau procès Maradona repoussé à mi-avrilPhoto par LUIS ROBAYO / AFP

Un nouveau procès en Argentine sur les circonstances de la mort en 2020 de Diego Maradona a été repoussé d'un mois, à mi-avril, après un allègement du nombre de témoins et donc du calendrier, a annoncé mercredi le tribunal en charge.

Ce procès bis, qui devait se tenir à partir du 17 mars à San Isidro (nord de Buenos Aires), à raison de trois jours d'audience par semaine, est désormais fixé au 14 avril, avec deux audiences hebdomadaires seulement - sauf éventuelle décision ad hoc du tribunal.

Sept membres d'une équipe de professionnels médicaux (médecin, psychiatre, psychologue, infirmiers) qui entouraient Maradona seront jugés pour savoir s'il y a eu négligence fatale, voire consciente, qui a conduit à la mort de la légende du football argentin. Ou si au contraire le décès avait été l'issue inéluctable d'un corps usé, par excès et addictions.

Les accusés comparaissent pour "homicide avec dol éventuel", autrement dit des négligences commises tout en sachant qu'elles peuvent entraîner la mort. Ils encourent entre 8 et 25 ans de prison.

Maradona est décédé à 60 ans le 25 novembre 2020, d'une crise cardiorespiratoire et d'un œdème pulmonaire, alors qu'il était en convalescence dans une résidence privée de Tigre, au nord de Buenos Aires, après une neurochirurgie sans complication.

Le premier procès avait été annulé en mai 2025, après plus de 20 audiences et 44 témoins entendus, sur fond de scandale : l'une des trois juges avait, à l'insu de tous, collaboré à une mini-série documentaire sur l'affaire, dans laquelle elle était la vedette. Elle a depuis été destituée.

Selon la résolution mercredi du tribunal, à laquelle l'AFP a eu accès, c'est un accord sur "une réduction opportune, de façon ciblée", de la liste de témoins prévus (une centaine au maximum) qui a permis une réorganisation du calendrier, ainsi que du rythme du procès, avec deux audiences par semaine au lieu de trois.

Commencer le procès mi-mars aurait en outre contraint à le suspendre plusieurs fois dès les semaines suivantes, en raison de la succession de jours fériés entre fin mars et début avril, pour Pâques notamment, relèvent des médias, citant des sources judiciaires.

Le tribunal ne mentionne pas de durée estimée du procès, dont la première version en 2025 avait accaparé l'attention de médias argentins et internationaux.