Le Mondial 2026, un "test" en vue des JO 2028 selon le Comité olympique américain

Gene Sykes en mars 2025.
Gene Sykes en mars 2025.FABRICE COFFRINI/AFP

Le Mondial 2026 constituera un premier "test" sur la capacité des États-Unis à accueillir des spectateurs du monde entier, en vue des JO 2028 de Los Angeles, a estimé ce mardi le président du Comité olympique américain (USOPC).

Avec la compétition reine de la FIFA (11 juin-19 juillet), coorganisée avec le Canada et le Mexique, "tout ce processus d'accueil de visiteurs d'autres pays aux États-Unis pour des événements sportifs fait l'objet d'un test, à plus petite échelle mais avec une portée mondiale déjà très importante", a déclaré Gene Sykes.

Présentant les préparatifs des JO 2028 face à la 145ᵉ session du Comité international olympique, à Milan, le patron de l'olympisme américain était interrogé sur la possibilité pour les détenteurs de billets d'obtenir un visa, compte tenu de la politique migratoire durcie par Donald Trump.

Les organisateurs des Jeux de Los Angeles ont mis en place avec les autorités fédérales une plateforme destinée à faciliter les démarches d'entrée aux États-Unis pour les athlètes, encadrements et parties prenantes des JO, "VisaLink", mais elle ne s'applique pas aux spectateurs.

"Comment garantir une opportunité égale" pour que les détenteurs de billets "accèdent aux services de visas ?", a donc interrogé lors de la session Dagmawit Girmay Berhane, membre éthiopienne du CIO. Sa collègue djiboutienne, Aïcha Garad Ali, a rappelé qu'un "ambassadeur" dédié aux questions de visas lui avait "vraiment facilité la vie, en tant que résidente africaine", lors des JO 2024 de Paris.

"Il y a, au sein du département d'État, des personnes qui ont autorité sur le système de visas", lui a répondu Gene Sykes. "Si nous sommes en mesure de désigner des personnes capables de traiter ces questions à l'avance, je pense que ce serait un très bon système."

L'entrée sur le territoire américain est déjà un motif d'inquiétude majeur des organisations de supporteurs pour le Mondial, le président Donald Trump ayant fait de la politique anti-immigration la clé de voûte de son second mandat.

Le chef de l'État a certes promis un "pass Fifa" permettant à tout détenteur de billet d'obtenir un rendez-vous plus rapidement. Mais "votre billet n'est pas un visa", a averti le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, et les conditions d'accès au territoire américain ne seront pas assouplies.


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