La piste de bobsleigh des JO 2026, "un investissement rentable et respectueux"

La piste de bobsleigh des JO 2026 en janvier 2025.
La piste de bobsleigh des JO 2026 en janvier 2025.TIZIANA FABI/AFP

Le ministre italien des Sports et de la Jeunesse Andrea Abodi a défendu ce mardi la construction controversée de la piste de bobsleigh des JO 2026 en la présentant comme "un investissement rentable et respectueux" de l'environnement.

"Nous sommes convaincus que cette installation (...) deviendra un site d'excellence et nous sommes convaincus que ce que nous offrirons au monde, non seulement pour les Jeux mais aussi après les Jeux, sera une installation absolument moderne, compétitive, qui n'aura rien à envier, bien au contraire, aux autres installations", a déclaré M. Abodi lors d'un point-presse à Rome.

"Nous avons jugé opportun de procéder à cet investissement parce que nous sommes convaincus que ce sera un investissement rentable et respectueux", a-t-il poursuivi.

Lancée très tardivement il y a seulement un an à l'instigation du gouvernement ultra-conservateur de Giorgia Meloni, la construction de la piste de bobsleigh, luge et skeleton de Cortina d'Ampezzo est le dossier noir des prochains JO d'hiver. Son budget est de 120 millions d'euros et les associations de protection de l'environnement s'inquiètent de son impact environnemental et de son utilisation après les JO.

Les organisateurs avaient initialement prévu de rénover la piste utilisée pour les JO 1956 de Cortina, avant de se raviser, devant la complexité et le coût du chantier. 

Ils avaient annoncé en octobre 2023 que faute de piste fonctionnant en Italie, les épreuves de bobsleigh, luge et skeleton seraient délocalisées à l'étranger, à St Moritz (Suisse) ou Innsbruck (Autriche), une première dans l'histoire des JO d'hiver. Mais le gouvernement italien a réagi à cette annonce en relançant le projet d'une nouvelle piste qui doit être homologuée fin mars pour pouvoir être utilisée dans moins d'un an (6-22 février 2026).

Le président du Comité olympique italien Giovanni Malagò a rappelé de son côté que "la piste qui est construite actuellement l'est sur le site de l'ancienne piste".

"C'était un serpent de béton abandonné, qui posait un vrai problème d'éco-responsabilité depuis deux décennies et sans les JO, on aurait eu ce problème pendant 200 ans", a-t-il estimé.

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