Saisie en cassation, la juridiction de Lausanne "renvoie l'affaire devant le Tribunal arbitral du sport" (TAS), qui avait déclassé Jordan Chiles le 10 août 2024, "pour qu'il statue à nouveau", explique-t-elle jeudi dans un communiqué.
La gymnaste de 24 ans avait d'abord fini troisième de l'épreuve au sol des JO de Paris à la faveur d'une révision de sa note, lui permettant de dépasser la Roumaine Ana Barbosu.
Mais l'équipe de Roumanie avait contesté cette décision avec succès devant le TAS, au motif que Chiles, qui disposait d'une minute pour contester son score, avait demandé quatre secondes trop tard la réévaluation.
Dans l'intervalle, les avocats de Jordan Chiles avaient affirmé détenir la preuve en vidéo que leur cliente avait formulé sa requête dans les temps, argument retenu par le Tribunal fédéral (TFS).
"Dans les circonstances tout à fait exceptionnelles de la cause en litige", la juridiction "estime que l'enregistrement audiovisuel de la finale du 5 août 2024 est susceptible d'entraîner une modification de la sentence contestée dans un sens favorable aux parties requérantes", indique son communiqué.
Le TFS a en revanche balayé "le prétendu manque d'indépendance et d'impartialité" du chef du panel du TAS ayant jugé ce dossier, mis en cause par la défense de Jordan Chiles au motif qu'il avait travaillé en tant que conseiller pour la Roumanie.
Il reviendra au TAS de fixer une nouvelle audience et en fonction de son nouveau verdict, le Comité international olympique organisera ou non une nouvelle remise de médaille.
