"À date, et ce sera la position ferme du CPSF, nous ne boycotterons pas la cérémonie d'ouverture, tant de la part des représentants du comité paralympique que de la part des athlètes", a indiqué sa présidente Marie-Amélie Le Fur à l'occasion d'un point presse ce jeudi.
Il y a un peu plus d'une semaine, le Comité international paralympique (IPC) a permis à six sportifs russes et quatre biélorusses de prendre part aux Jeux sous leur drapeau national. Cette décision a de fait mis fin à l'exclusion de la Russie et de la Biélorussie, bannies depuis l'invasion de l'Ukraine déclenchée par Moscou en février 2022 avec le soutien de Minsk.
Cette autorisation fait suite notamment à un vote en assemblée générale de l'IPC fin septembre, qui avait déjà ouvert la porte à un retour des athlètes des deux pays, avec hymne et drapeau.
"Quand bien même nous ne partageons pas cette décision, nous avons choisi de la respecter car elle a été prise par voie démocratique", a précisé Marie-Amélie Le Fur.
Plusieurs pays ont depuis quelques jours choisi d'exprimer leur désaccord en renonçant à prendre part à la cérémonie d'ouverture du 6 mars à Vérone, à commencer par l'Ukraine.
La République tchèque lui a emboîté le pas le 20 février, tout comme plus récemment la Finlande, la Pologne, l'Estonie et la Lettonie.
À la suite de la décision des Tchèques vendredi dernier, l'IPC avait indiqué à l'AFP "comprendre" le mécontentement de plusieurs pays, mais en insistant sur une décision prise "dans le cadre d'un processus très démocratique".
