Strasbourg, Monaco, Paris FC, Rennes, PSG : les cinq premiers adversaires de l'Olympique de Marseille fleuraient bon la lutte pour les places européennes. Après une victoire contre le Racing au Vélodrome (4-0), les Phocéens ont enquillé 4 défaites de rang, auxquelles il faut ajouter celle contre Besiktas en Ligue Europa (4-1).
Au terme de cette première salve de matches, l'OM est avant-dernier. Effectivement, ça pique. Mais est-ce que cette équipe-là pouvait espérer davantage sur cette séquence ? En réalité, cela aurait pu être encore pire, aussi bien en ce qui concerne les points pris que dans le contenu des matches. Les quatre revers sont logiques, obtenus contre des clubs mieux structurés et qui disposent de ressources supérieures, à l'image des deux Paris qui ont le plus dépensé en Ligue 1 cet été.
Si Bruno Genesio s'est montré résigné et n'a pas hésité à partager publiquement ses doutes, le contenu contre Rennes et le PSG a montré des améliorations et l'état d'esprit n'a pas failli. La déroute à Istanbul laissait craindre une raclée lors du Classique mais l'OM a failli arracher le nul à la dernière minute, ce qui est en soi une petite victoire mentale.
Après avoir débuté la saison en pente à 12%, l'OM est arrivé à la bascule avec du retard sur le peloton et c'est sur le deuxième tronçon de cette phase aller qu'il doit faire son retard. Troyes, Angers, Le Havre, Toulouse : les 4 prochaines journées sont largement abordables pour les Marseillais, avant d'affronter Lens, pas au mieux non plus jusqu'à présent, le week-end du 2 novembre. L'année se terminera par trois matches contre Auxerre, Nice et Lyon, et tabler sur deux victoires a minima ne relève pas non plus de la science-fiction.
Si le niveau physique a laissé planer de nombreux doutes contre Rennes et Besiktas, sans oublier les sorties sur blessure d'Igor Paixao et Amine Harit contre le PSG, le niveau global lors du Classique a été rassurant, dans le sens où il n'y a pas eu de joueurs crampés, même en finissant à 10 contre 11.
Les doutes sont toujours présents mais, désormais, l'OM aura des adversaires dans ses cordes, même sans moyens financiers, même sans recrue estivale et même s'il faudra délaisser la Ligue Europa car, avec le manque de profondeur d'effectif, jouer sur deux tableaux paraît difficilement envisageable.
