Après que Pablo Longoria a évoqué au micro de BeIN Sports l'ambiance après trois jours sous le feu des critiques, l'OM avait l'obligation de s'imposer à Jean-Bouin contre le Paris FC, promu en quête de points et de réussite offensive. Tout allait bien dans cette opération de réhabilitation, jusqu'à ce que tout s'effrondre dans les dernières minutes (2-2).
>>> Le classement actualisé de Ligue 1 est à retrouver ici
L'OM efficace à défaut d'être transcendant
Après une bonne entame, les Olympiens ont obtenu un penalty pour une main de Mamadou Mbow. Placidement, Mason Greenwood a transformé à contre-pied (18e).
Timothy Weah a été proche de faire le break dans la foulée mais c'est Kevin Trapp qui a remporté son face-à-face (22e).
Incapable de conclure ses circuits de passes, le PFC s'est en revanche montré supérieur dans les duels et a récupéré de nombreux ballons. Sans conséquence pour l'OM même si Leonardo Balerdi n'a pas été très serein et que Facundo Medina a pris des risques dans la surface.
Empruntés, les Marseillais ont néanmoins réussi à se montrer dangereux. Sur un centre de Greenwood, Quinten Timber s'est vu marquer mais Otavio, du bout du pied, lui a retiré le ballon (41e).
Très tendu depuis le début de la rencontre, Maxime Lopez a été averti pour avoir demandé une main adverse dans la surface (43e). Quelques instants plus tard, l'arbitre a été beaucoup moins sévère alors que le minot avait commis une faute grossière sur Igor Paixao (44e).
Sans Lopez mais avec Marshall Munetsi à la place, le PFC est parti en quête d'une égalisation mais, comme en première période, c'est l'OM qui a mieux démarré, sans pour autant régler la mire.
Les approximations techniques parisiennes apparaissaient rédhibitoires, tout comme la gestion d'une transition rapide où Munetsi a frappé alors que Moses Simon était seul à l'opposé (52e). C'est finalement sans surprise que les Olympiens ont fait le break. Après une interception de Pierre-Emile Höjbjerg suite à une mauvaise relance adverse, Greenwood s'est retrouvé en position préférentielle à droite pour servir Pierre-Emerick Aubameyang seul au second poteau (54e).
L'OM n'a pas eu à forcer son talent pour contrôler la rencontre tant les failles du promu étaient béantes. Le score a failli grandir avec une tête de Balerdi mais le poteau droit a suppléé Trapp (74e).
L'OM retourne dans ses travers
Enfin, le PFC s'est montré dangereux. Entrée en jeu, Luca Koleosho a cherché la lucarne mais Gerónimo Rulli a claqué (75e). Dans la foulée, Balerdi a dévié un centre d'Ilan Kebbal, assurément le meilleur joueur de son équipe, qui aurait bénéficié à Munetsi (76e).
Ce n'était pas le match de l'année mais l'OM avait le mérite d'assurer l'essentiel. Jusqu'à ce qu'un festival d'erreurs défensives marseillaises ne permettent à Jonathan Ikoné de réduire l'écart de la tête (82e).
Soudain fébriles, les Phocéens ont échappé au pire quand, après une fixation de Kebbal, Munetsi a préféré centrer en retrait sans trouver de coéquipier plutôt que de frapper du droit alors que le chemin s'était ouvert face à Rulli (85e).
La pelouse a joué un mauvais tour à Timothée Kolodziejczak mais Greenwood, parti pour plier le match, a glissé à son tour (90e).
>>> Les notes du match de Flashscore Ratings sont à retrouver ici
Et fatalement, le pire est arrivé. Sur un ballon piqué, Munetsi a dévié le ballon de la tête et pris les poings de Rulli, sorti à contre-temps. L'arbitre a signifié le point de penalty sans hésiter. Natif de Marseille, Kebbal a transformé (90e+4).
Quand le PFC a bénéficié d'entrées réussies, les remplaçants de l'OM n'ont pas été au niveau requis et le niveau de l'équipe a baissé inéluctablement avec comme conséquence une nouvelle contre-performance, preuve que le mal est très profond.
