"L'idée est que l'équipe de France brille. Nous ne sommes que de passage. Alors si on peut faire quelque chose que la France n'a jamais réalisé dans son Histoire...". Ludovic Fabregas n'a pas caché ses ambitions lors de son interview avec Flashscore, début janvier. 3e au Mondial 2025, les Bleus espèrent imiter leur parcours de l'an dernier, et monter en puissance pour encore mieux proposer.
Après un échauffement ce week-end à la Défense Arena dans le cadre du tournoi de France, ils débarquent en Norvège accompagnés d'un "bel état d'esprit".
"Nous nous sommes reconstruits"
Après l'élimination précoce de la France aux JO de Paris 2024, l'Équipe de France a dû trouver une façon de se réinventer. De nouveaux visages ont fait leur apparition dans les rangs, et le Mondial 2025 a plutôt été une réussite. Avec une belle montée en puissance, les Bleus sont parvenus à monter sur le podium et se relancer. Fabregas l'a décrit lui-même : "nous nous sommes reconstruits. En peu de temps, on a pu afficher un super niveau, redistribuer des responsabilités et continuer à performer pour que l'équipe de France joue les premiers rôles sur les années à venir".
Renforcée à tous les postes, la sélection tricolore espère ainsi avancer correctement lors de cette compétition majeure. Lors du tournoi de France, elle est restée solide dans son match de reprise contre l'Autriche (34-29), et a su revenir contre une Islande (31-29). En comptant ces amicaux, elle n'a plus perdu contre un adversaire depuis sa défaite en 1/2 finale du Mondial contre la Croatie (31-28).
L'équipe de Guillaume Gille continue donc d'être régulière, tout en incorporant de nouveaux joueurs. Valentin Kieffer fait par exemple désormais partie de l'effectif, tout comme Wallem Peleka et Yannis Lenne. Cela en fait l'une de ses forces principales. En gardant sa cohésion, ainsi que sa qualité grâce à ses anciens, le pont est fait, et tout avance correctement.
La préparation a été bonne, en témoigne la forme affichée le week-end dernier. Et si des ajustements demeurent, ils devraient être faits durant le tour préliminaire cette semaine. L'Euro serait alors "dans la continuité", comme a livré le capitaine de la sélection dans des propos recueillis en zone mixte par Flashscore vendredi : "Il faut qu'on soit dans la continuité, qu'on monte en pression et qu'on progresse."
"Parfaitement prêts ? Ça serait mentir"
Le domaine de la progression était sur toutes les bouches ce dimanche. Si les joueurs et le sélectionneur ont loué une bonne énergie et préparation, les bémols subsistent. "Dire qu’on est parfaitement prêts, ça serait mentir", a déclaré Aymeric Minne dimanche. "Mais on a vu de belles choses sur les deux matchs (...) On a été mis en difficulté, on s’est beaucoup fait prendre balle en main, mais on a réussi à le corriger (...) On a su corriger tout ce qui n’allait pas. On a su gérer les ballons chauds, sur les deux matchs, on finit bien. On sait que l'Euro sera très dur, qu’il va falloir cravacher pour aller chercher un trophée ou même une médaille."
Les Bleus font partie des favoris du Championnat avec le Danemark et l'Allemagne. Ils auront fort à faire dès jeudi, contre la République tchèque et enchaîneront face à l'Ukraine et la Norvège à domicile.
"On n’est jamais totalement prêt pour une compétition, il n’y a pas un moment où on se dit qu’on a coché toutes les cases, a concédé Gille. On a fait une belle préparation, avec deux matchs intéressants (...) J’ai vu beaucoup de bonnes choses. On arrive dans de bonnes dispositions, avec des garçons qui ont très envie de progresser et qui ont fait preuve de la cohésion nécessaire".
