Peu inspirés offensivement, les joueurs de Diego Simeone ont encore calé en déplacement et ne reviennent qu'avec un seul point de leur match face à la Real Sociedad. En face, les Basques ont proposé bien plus de choses sans être suffisamment tueurs dans le dernier geste pour finir par l'emporter. Une victoire qui aurait pourtant fait du bien aux Txuri-urdin, 15es de Liga après ce match nul 1-1. L'Atlético de Madrid de son côté perd sa 3e place au classement et rétrograde 4e, derrière Villarreal et à sept points du Real Madrid, 2e, qu'il affrontera en demi-finale de Supercoupe d'Espagne jeudi.
La Reale Sociedad pouvait mieux faire
Dans la grosse ambiance de la Reale Arena, les locaux démarrent avec une frappe plein axe de Mikel Oyarzabal aux 18 mètres. C'est trop croisé (5e). L'Atléti répond avec un centre de Koke dévié au premier poteau. Julian Alvarez reprend d'une volée pied droit qui file de peu au-dessus de la cage basque (7e). Et c'est encore l'Argentin qui vient tourmenter les Basques, sur un centre de Matteo Ruggeri. Alex Baena contrôle dans la surface puis remet sur sa gauche pour Alvarez qui enchaîne parfaitement pour prendre sa chance au premier poteau. Ça passe à côté (12e).
La Real Sociedad réagit avec une bonne déviation de Gonçalo Guedes pour Oyarzabal à gauche. Le capitaine basque sert Brais Méndez aux abords de la surface mais sa frappe enroulée du gauche force Jan Oblak à un bel arrêt (16e). Le public basque réclame un pénalty après une bousculade sur Duje Caleta-Car dans la surface alors qu'il tentait de reprendre un coup franc, mais l'arbitre ne bronche pas (18e).
Après un très long temps mort, la Real Sociedad a un temps fort et Guedes tente de relancer les siens avec une talonnade pas assez anticipée par Carlos Soler (37e). Puis Take Kubo déborde tout le monde sur son côté droit et sert Oyarzabal en retrait dont la frappe est déviée en corner (39e). Et ce temps fort aurait pu être conclu par un coup franc de Soler repris de la tête par Sorloth dans ses propres filets, mais Brais Mendez est en position de hors-jeu au départ de l'action au premier poteau (45e).
Guedes répond à Sorloth
Au retour des vestiaires, ce sont encore les Basques qui se procurent la meilleure occasion : Guedes progresse à gauche et repique dans l'axe pour décocher un tir du droit en glissant. Le rebond ne trompe pas Oblak (47e). Mais c'est bien l'Atlético qui finit par ouvrir le score. Lancé à pleine vitesse dans son couloir droit, Giuliano Simeone vient déposer un centre sur la tête de Sorloth au second poteau, totalement oublié du marquage, 0-1 (50e).
Conor Gallagher a immédiatement l'occasion du break au bout du pied. Baena adresse une passe millimétrée à l'Anglais sur la droite de la surface, qui ouvre trop son pied droit (52e). Mais les Basques égalisent quelques minutes plus tard. Kubo déboule côté droit et centre de l'extérieur du gauche pour trouver Guedes au second poteau. Le Portugais contrôle et expédie le ballon sous la barre, 1-1 (55e).
Les Txuri-urdin insistent et Beñat Turrientes hésite à l'entrée de la surface avant de prendre une frappe à ras de terre parfaitement repoussée par Oblak qui se détend (66e). Puis Kubo provoque en repiquant dans l'axe sur son pied gauche. Son tir est ralenti par la défense madrilène et facilement capté par Oblak (69e). Le Japonais place encore une frappe précise mais pas suffisamment puissante après un centre en retrait de Mendez et gâche une occasion (74e).
Oyarzabal réclame un pénalty après un contact avec Oblak sur un long ballon dans la surface (77e), puis Mendez voit sa frappe être contrée dans la surface sur un tacle salvateur de Marc Pubill (79e). Entré à l'heure de jeu, Antoine Griezmann a tenté de surprendre Alex Remiro en bout de course pour piquer le ballon au-dessus du portier basque, mais il repousse (83e).
En contre-attaque, Kubo provoque Robin Le Normand dans la surface, rentre sur son pied gauche et écrase à nouveau sa frappe, arrêtée par Oblak (86e). Juste avant le coup de sifflet final, Soler a la balle de la victoire dans les pieds sur un centre en retrait d'Ander Barrenetxea, mais il ne cadre pas alors qu'Oblak semblait complètement battu (90e+3). Le match en reste là.
