L'homme d'affaires de 68 ans, qui a fait fortune dans l'immobilier, prend désormais la co-présidence du comité de soutien d'Eric Ciotti et sera nommé "conseiller spécial" si ce dernier est élu maire et/ou président de la métropole.
Depuis l'annonce en décembre du retour de M. Rivère à la tête d'un OGC Nice englué dans la crise, le clan du rival Christian Estrosi (Horizons) dénonçait un conflit d'intérêt et avait même annoncé vendredi saisir le préfet.
Selon le code électoral, les "entrepreneurs de services municipaux" - entrepreneurs privés dont l'activité est liée à la commune par des prestations régulières - font partie des catégories inéligibles aux municipales, à moins d'avoir quitté leurs fonctions plus de six mois avant le scrutin.
Pour le clan Estrosi, le club est trop lié à la ville pour éviter le conflit d'intérêt et M. Rivère, s'il était libre du fait de son départ de l'OGC Nice en août après 14 ans de présidence, s'est disqualifié par son retour en décembre.
Dans un communiqué, l'équipe de M. Ciotti a dénoncé "une agitation artificielle entretenue par ceux qui sentent la campagne leur échapper". Mais "même s'il n'existait qu'un faible risque juridique, (Jean-Pierre Rivère) a refusé de faire peser la moindre incertitude".
Il n'était pourtant pas le premier dirigeant de club professionnel à se présenter : à Montpellier, le milliardaire Mohed Altrad, président du club de rugby (MHR), a annoncé la semaine dernière qu'il était candidat à la mairie. En 2020, il avait terminé troisième du scrutin et la question d'un éventuel conflit d'intérêt ne s'était pas réellement posée.
