Interview Flashscore - Petr Čech : "J'arrive à tout oublier et à profiter du match comme un supporter"

Petr Čech à la conférence de presse Kolo pro život.
Petr Čech à la conférence de presse Kolo pro život.Petr Čech Sport

Cyclisme, hockey et musique. Petr Čech (43 ans) n’a certainement pas ralenti le rythme après avoir tourné la page du football. Lors d’une conférence de presse du circuit Kolo pro život, l’un des plus grands projets cyclistes amateurs en Tchéquie, il a évoqué sa relation avec le vélo, son esprit de compétition et la façon dont il regarde aujourd’hui les matchs de football.

L’ancien gardien Petr Čech s’est consacré ces dernières années à de nombreuses activités en dehors du football professionnel. En plus du hockey et de la musique, il s’est fortement impliqué dans le cyclisme, qui est devenu pour lui non seulement un loisir, mais aussi une partie intégrante de ses projets professionnels. Il se concentre aujourd’hui notamment sur la promotion du sport pour tous et le soutien à un mode de vie actif.

Vous avez sans doute plus de temps pour vos passions. Comment occupez-vous votre temps libre aujourd’hui ?

"C’est un mélange de hockey, de cyclisme, de musique et, bien sûr, de suivre les matchs de mes enfants. Mes loisirs tournent vraiment autour de ces quatre domaines."

Les clubs professionnels interdisent souvent certains sports à cause du risque de blessure. Était-ce aussi votre cas, notamment pour le cyclisme ?

"Cela concernait surtout les activités plus extrêmes, comme la moto, le saut en parachute ou le ski, où le risque de blessure est plus élevé. Le cyclisme n’en faisait pas partie. Au contraire, il est souvent utilisé comme moyen de récupération, donc il n’y avait aucun problème avec le vélo."

Petr Čech lors d’entretiens à la conférence de presse.
Petr Čech lors d’entretiens à la conférence de presse.Petr Čech Sport

Le cyclisme est aujourd’hui très lié à votre image. Comment tout cela a-t-il commencé ?

"Le projet 'Kolo pro život' a joué un grand rôle, tout comme L’Etape Czech Republic par la suite. J’ai participé pour la première fois à une course à Plzeň avec mon père et c’était une expérience formidable. Il est rare de pouvoir parcourir 65 kilomètres ensemble, donc cela avait aussi une dimension personnelle pour moi. Ce que j’aime aussi, c’est que le cyclisme est accessible à presque tout le monde. Pas besoin de terrain ni d’entraîneur, il suffit d’un vélo, d’un casque et on peut partir. Chacun peut choisir son propre rythme, son parcours et la difficulté, c’est ce que je trouve le plus beau."

Votre esprit de compétition issu du football se réveille-t-il quand vous faites du vélo ?

"Je me mesure surtout à moi-même. Dans le peloton, il y a des gens qui parcourent jusqu’à quinze mille kilomètres par an, donc il n’y a pas vraiment de sens à se comparer à eux. Je préfère me fixer mes propres objectifs. Par exemple, j’estime un temps et j’essaie de le battre. Quand je vois que je fais mieux, cela me motive à aller encore plus loin."

Vous avez aussi testé le rôle de gardien de hockey. En quoi la préparation d’un match diffère-t-elle de celle du football ?

"À bien des égards, c’est étonnamment similaire. Les deux sports sont collectifs et le but est de marquer, donc du point de vue du gardien, on fait face à des situations très proches. La préparation tactique et les entraînements avant le match se ressemblent beaucoup, car on se prépare toujours à affronter un adversaire précis et à des situations qui peuvent survenir. La différence réside bien sûr dans la technique et l’exigence physique. En hockey, l’équipement est nettement plus lourd, il pèse environ 20 kilos, donc le corps doit s’y habituer."

Quand vous regardez le football aujourd’hui, le faites-vous plutôt en tant que supporter ou continuez-vous à analyser le jeu ?

"C’est un peu des deux. J’ai automatiquement le réflexe de penser comme un joueur et je me demande pourquoi quelqu’un a fait tel choix ou s’il n’y avait pas une autre solution. Mais parfois, j’arrive à tout oublier et à profiter du match simplement comme un supporter. Cela n’arrive pas si souvent, mais il m’arrive de me dire que c’est un beau match de football et de ne pas aller plus loin."