Soriano, qui siège au conseil d'administration de l'EFC, a également refusé de commenter devant les journalistes le fait que City ait été reconnu coupable de 114 des 115 infractions présumées au règlement financier de la Premier League, selon des informations relayées par les médias et confirmées à Reuters par une source au fait de la situation.
City devrait faire appel et a toujours nié toute faute.
Ce dossier constituera l'une des toiles de fond de l'Assemblée générale, qui réunira mardi à Copenhague quelque 500 des 850 membres de l'EFC. Cette réunion intervient alors que les questions de gouvernance dominent également les débats au sommet du football mondial.
Le président de l'EFC, Nasser Al-Khelaifi, doit s'adresser aux délégués, tandis que le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, sera également présent. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait été invité, mais sa présence paraît très improbable. La délégation de la FIFA devrait être représentée par son secrétaire général, Mattias Grafstrom.
À l'échelle mondiale, Infantino a proposé un examen externe indépendant de la gouvernance et du processus décisionnel de la FIFA après l'abandon d'un projet visant à faire entrer des investissements privés dans son activité liée aux droits commerciaux. Cette proposition a suscité la résistance de plusieurs confédérations et associations nationales.
Le débat a soulevé des questions plus larges sur la manière dont sont prises les décisions majeures, sur l'étendue du pouvoir détenu par la direction de la FIFA et sur le rôle que les clubs, les ligues, les confédérations et les associations nationales devraient jouer dans l'organisation du football.
Le dossier de City ajoute une dimension nationale à ce même débat. Il attire l'attention sur la réglementation financière, son application et les relations entre les clubs puissants et les instances dirigeantes.
Aucune sanction n'a encore été annoncée et la procédure n'est pas terminée.
La présence de Ceferin donnera encore davantage de poids à l'Assemblée générale, l'UEFA étant elle-même au cœur du débat plus large sur la gouvernance, la réglementation et l'équilibre des pouvoirs dans le football européen et mondial.
