Il faut "accélérer" et "travailler en équipe", prévient le CIO concernant les JO 2030

Pierre-Olivier Beckers à Val-d'Isère en décembre 2025.
Pierre-Olivier Beckers à Val-d'Isère en décembre 2025.ARNAUD FINISTRE/AFP

L'organisation des JO 2030 dans les Alpes françaises, secouée lundi par une troisième démission en deux mois, va devoir "accélérer" et travailler "en équipe forte et confiante", a estimé ce mardi le responsable du CIO chargé de superviser les préparatifs.

"Le temps est compté. À seulement quatre ans de l'échéance, plusieurs décisions clés restent en suspens, et le rythme de livraison doit s'accélérer dans l'ensemble des chantiers", a averti Pierre-Olivier Beckers, président de la commission de coordination, lors de la 145ᵉ session du CIO à Milan.

Le baron belge, qui supervisait déjà les préparatifs des JO 2024, a concédé que cette "fenêtre de préparation raccourcie" n'était "en rien la faute du comité d'organisation", les Alpes françaises ayant récupéré les Jeux d'hiver moins de six ans avant l'échéance, dans un contexte politique complexe.

Reste que "2026 sera absolument déterminante pour la réussite du projet", et doit boucler "deux piliers fondamentaux", soit la carte des sites – incluant ou non Val d'Isère et plaçant l'anneau de patinage de vitesse en Italie ou aux Pays-Bas – et le programme sportif, a poursuivi M. Beckers.

"Une fois les Jeux de Milan Cortina (6-22 février) terminés, l'attention du monde se portera rapidement sur 2030: les attentes augmenteront, le rythme s'intensifiera, le travail à accomplir est considérable, et l'horloge se mettra à sonner encore plus fort", a-t-il alerté.

"Mais mon sentiment est que si vous travaillez en équipe forte et confiante, une équipe collective guidée et inspirée par la vision et la mission de ce projet, ensemble vous ne pouvez que réussir", a poursuivi le baron, au lendemain de la démission du président du Comité des rémunérations, s'ajoutant aux départs de deux directeurs du Comité d'organisation depuis décembre.

Alors que le projet implique à la fois l'État français, deux régions et une myriade de communes, le baron Beckers a par ailleurs exhorté à "clarifier les responsabilités entre les partenaires de livraison", par un "travail budgétaire plus approfondi et détaillé".

Enfin, il a encouragé l'équipe de 2030 à "pleinement exploiter" la proximité de Milan Cortina pour "observer de près les opérations, discuter avec les athlètes, les spectateurs", "absorber chaque leçon", les deux éditions ayant en commun une géographie très éclatée.